La Boucle du Hainaut s’est invitée à l’ordre du jour du conseil communal de Braine-le-Comte lundi où l’on a aussi parlé entre autres déchets et chômage.
Le conseil communal unanime a émis un avis négatif sur le Rapport d'incidences environnementales, s'alignant donc sur celui rendu par la Commission d'aménagement du territoire et de mobilité.
La CCATM rejette le projet en raison de l'impact visuel négatif sur les paysages et sites classés, les risques sécuritaires pour le monde agricole, l'impact sur le tourisme, l’alternative d'enfouissement peu approfondie. Le Conseil se pose aussi des questions sur l'utilité de la ligne haute tension et s'interroge sur l'indépendance du bureau d'études, auteur du rapport.
Les citoyens paieront le prix de cette infrastructure par leur sang et par la dégradation irréversible du paysage, par une pollution visuelle massive et par la dévalorisation des maisons et des terres agricoles, déplore Madiane Addi, conseiller PS.
On avait vraiment l'impression qu'il y avait un lien très fort entre le bureau d’études Stratec et Elia et que leur indépendance était relativement minime, fait remarquer Jean-Jacques Flahaux Papleux, conseiller de la liste BRAINE. Et donc, en fonction de tout cela, nous suivons à fond la position à la fois de la CCATM et du Collège en remettant un avis défavorable aussi.
Taxe déchets stable mais…
C'est une bonne nouvelle, se réjouit le collège. La taxe déchets n'augmente pas à Braine et reste au même niveau depuis quatre ans. Mais pour cela, il faut rester en dessous du coût vérité 89 % alors qu'il devrait être de 100 %. La Ville risque des sanctions, prévient Olivier Fievez (PS).
Ce taux de 89 % plonge notre ville dans une situation d'illégalité flagrante par rapport à la législation wallonne. En gros, vous nous demandez clairement de bafouer un serment que nous avons toutes et tous prêté ici, à savoir l'obéissance aux lois du peuple belge.
L’échevin Pierre-Yves Hubaut tempère.
Est ce que nous avons une information claire de la part de la Région wallonne quant à des sanctions ? Non ! Mais des communes voisines ont maintenu la pression en présentant un coût vérité en deçà de la fourchette réglementaire et elles n'ont pas été sanctionnées.
L'échevin ajoute que des réserves financières existent et qu'on y puisera plutôt que solliciter le portefeuille des Brainois.
Pas d’arrivée massive au CPAS
La présidente du CPAS a fait le point sur l'arrivée des exclus du chômage. L'ONEM annonçait 77 exclusions sur Braine. Seize personnes se sont présentées au CPAS, dont quatorze peuvent bénéficier du RIS, précise Anne-Catherine Roobaert, la présidente.
On est loin des chiffres impressionnants et d'un afflux ingérable comme cela a pu être évoqué ou observé quand même dans certaines grandes villes. Aussi, nous manquons de recul car certains ont reçu leur dernière allocation la première semaine du mois de janvier.
Pas d'urgence !
Cette demande supplémentaire a donc pu être absorbée sans difficulté, conclut la présidente du CPAS.
Ecolo soutenu par le PS a déposé un point « en urgence ». Il s’agissait de demander à Ville de s’associer au recours devant la Cour constitutionnelle introduit par plusieurs autres communes en vue d’obtenir l’annulation de la réforme du chômage.
Au grand dam de l’opposition, il n’y a eu aucun débat ni sur l’urgence à examiner ce point, ni sur le fond. La majorité Braine-Ensemble a refusé de voter cette urgence qui ensuite aurait permis de débattre de cette proposition visant à annuler la réforme du gouvernement Arizona.
Dans un communiqué Ecolo qualifie ce refus de « déni de démocratie » et de « nouvelle occasion manquée pour la majorité brainoise de soutenir les personnes en situation précaire ».
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