Sur le réseau TEC, la plupart des bus sont encore restés au dépôt ce mardi. Cela a permis à des travailleurs grévistes de prendre part à Mons à un cortège funèbre, celui de leur société de transport en commun.
Pas de rouge, pas de vert, pas de bleu, c’est plutôt rare lors d’une action syndicale.
Le dress code était tous en noir pour l’enterrement du TEC. « Les travailleurs du TEC ont la profonde tristesse, mêlée d'une certaine lucidité, de vous faire part du décès de leurs acquis sociaux ainsi que de celui d'un service public efficient et digne pour les usagers » annonçait le faire-part, posé sur le cercueil devant l’Hôtel de Ville de Mons.
En grève depuis plus d’une semaine, les travailleurs de la société se déclarent rester prêts à négocier.
Ce matin, le ministre régional des Transports déplorait l’absence de négociations et assurait que les 20 millions d’économie ne se feraient pas sur le dos des travailleurs, une déclaration qui laisse septiques nos interlocuteurs Anthony Deprez (CSC) et Claude Sibeni, ancien délégué CGSP.
Les travailleurs en grève depuis lundi passé espèrent en tout cas que la situation se débloquera bientôt, leur arrêt de travail leur coûte cher. …
Ils sont aussi conscients de l’embarras dans lequel ils plongent les usagers.
C’est le prix à payer, estiment-ils, pour éviter que ne soit définitivement enterré le transport organisé par le service public wallon.
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