Chaque année, au moment des festivités carnavalesque, le MUMASK propose une visite guidée à thématique spécifique. Cette fois, retour au milieu du 19e siècle pour comprendre l'évolution de ces costumes et sociétés que l'on connait aujourd'hui.
Paysans, Arlequin, Pierrot, Marin : ces sociétés de fantaisie, aujourd’hui indissociables du carnaval, ont traversé le temps et continuent de défiler chaque mardi gras. Pourtant, elles ne sont pas les seules à avoir marqué l’histoire carnavalesque.
À la fin du XIXᵉ siècle, le carnaval connaît une véritable évolution. L’année 1884 marque un tournant décisif dans l’histoire des costumes traditionnels avec l’apparition des Conspirateurs. Cette société de fantaisie s’inspire directement de l’opérette à succès Madame Angot. Elle est également connue sous le nom des Incroyables, prononcé « in-crayaux ». Les Conspirateurs se distinguent par une tenue particulièrement élaborée. Ils portent des chaussures noires ornées d’un nœud bleu, des bas bleu clair et un pantalon en satin couleur bronze, maintenu par une large ceinture noire décorée d’or. Leur costume est complété par un gilet à motifs, un col en dentelle et un habit rayé bleu et blanc, doublé de satin rouge. Sur la tête, un petit loup noir, une perruque blonde et un chapeau haut-de-forme viennent parfaire l’ensemble.
À cette époque, toutes les sociétés de fantaisie sont acceptées. Beaucoup voient d’ailleurs le jour à l’initiative des tenanciers de cafés.
Avec le temps, le carnaval se structure davantage. Seules quatre sociétés de fantaisie sont finalement retenues par l’ADF. Aujourd’hui encore, Paysans, Arlequin, Pierrot et Marin sont les seules à entourer le Gille, figure emblématique et centrale du carnaval depuis la seconde moitié du XIXᵉ siècle.
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