Hier, les 4ème primaire de l’école de l’ange gardien au Roeulx ont visité une exposition sur les conditions de travail à la mine et sur la catastrophe du charbonnage St Henri. Une visite didactique et ludique qui a captivé les plus jeunes
Transmettre la mémoire des mineurs aux jeunes générations
Préserver la mémoire du passé pour mieux construire l’avenir : telle est la mission que s’est donnée l’Amicale du souvenir des gueules noires et hiercheuses de Wallonie. À travers expositions, commémorations et rencontres scolaires, l’association œuvre pour transmettre l’histoire des charbonnages wallons et des grandes catastrophes qui ont marqué cette industrie.
« On parle toujours de l'avenir, mais pour créer l'avenir, il faut parler aussi du passé. Le passé, on ne doit jamais l'oublier d'où on vient, parce que comme ça, on sait vers où on va. »
— Jean-Claude Ridiaux
« C'est toujours important parce que c'est quand même des familles complètes et certains ont perdu la vie. Il faut que la jeunesse n'oublie pas cette partie-là. »
— Fernand Bullekens
Une immersion dans la réalité de la mine
L’exposition consacrée à la catastrophe du charbonnage Saint-Henri, qui coûta la vie à neuf mineurs restés au fond en 1914, propose une visite immersive et pédagogique. L’objectif : permettre aux jeunes de prendre conscience des conditions de travail extrêmement difficiles auxquelles étaient confrontés les mineurs.
« Ils ne se rendent pas compte que ces gens descendaient à 900, voire plus de 1 000 mètres sous terre, où ils ne voyaient plus le jour. Ils sont étonnés. »
Pour illustrer la pénibilité du métier, les animateurs invitent les élèves à soupeser les outils utilisés à l’époque.
« Certains me disent : “Monsieur, ce n’est pas lourd.” Alors je leur propose de se mettre à genoux, de prendre le pistolet et de tendre les bras en même temps. Et là, ils constatent à quel point c’était lourd. »
Des élèves attentifs et touchés
Les élèves de 4e primaire de l’école de l’Ange Gardien du Roeulx se sont montrés particulièrement attentifs lors de la visite. Pour eux, sortir du cadre scolaire traditionnel rend l’apprentissage plus concret.
« J’ai bien aimé l’exposition et c’est très, très bien de venir en dehors de l’école pour apprendre des choses. »
Même les plus jeunes sont sensibles à cette mémoire.
« On a quelques enfants de maternelle qui viennent. Ça m’a marqué de voir ces petits si intéressés. »
— Fernand Bullekens
Un devoir de mémoire toujours vivant
Depuis 2019, la catastrophe du charbonnage Saint-Henri est commémorée chaque année. Le prochain hommage aux neuf mineurs disparus se tiendra le 2 mars, place Hardat au Roeulx.
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