Valérie Lescrenier, ministre en charge des Maisons de justice en Fédération Wallonie-Bruxelles, a demandé la réactivation du plan d’accompagnement et de soutien psychosocial des victimes du drame de Strépy-Bracquegnies.
Le procès devant les assises du Hainaut du drame de Strépy-Bracquegnies débutera dans moins de trois mois. Pour accueillir les nombreuses parties impliquées, à savoir 180 parties civiles et entre 260 et 280 témoins, la cour d'assises se délocalisera au Mons-Expo.
Paolo Falzone, le conducteur de la BMW qui a heurté un groupe de gilles lors d'un ramassage à Strépy-Bracquegnies le 20 mars 2022, sera jugé pour 7 meurtres et 81 tentatives de meurtres. La peine encourue devant le jury populaire des assises pourrait atteindre les 30 ans de réclusion criminelle.
Son passager, Antonino Falzone, sera lui aussi jugé devant la cour d'assises pour le motif d'abstention coupable.
Si le procès n'aura lieu que le 4 mai prochain, une audience préliminaire s'est déjà tenue le 23 janvier dernier. Elle a servi notamment à établir la liste des témoins qui seront cités à la barre.
Des séances d'information pour expliquer le déroulement du procès
Dans ce contexte, Valérie Lescrenier, ministre en charge des Maisons de justice en Fédération Wallonie-Bruxelles, vient d'annoncer avoir réactivé le plan d’accompagnement et de soutien psychosocial des victimes du drame de Strépy-Bracquegnies.
« Compte tenu du nombre élevé de personnes concernées et de l’impact émotionnel attendu, la réactivation du plan de suivi psychosocial a été jugée nécessaire. Le soutien aux victimes est fondamental dans ce type de situation pour rendre la justice plus humaine, même dans de telles circonstances », exprime la ministre.
Cette réactivation s’inscrit dans le cadre du Code de la justice communautaire, qui permet d’activer un plan de suivi et d’accompagnement des victimes pour les urgences collectives et d’en organiser la coordination sur la durée du procès.
Une « urgence collective » est un évènement de grande ampleur qui cause des dommages aux personnes et qui nécessite une enquête pénale. Dans ce cas, il s’agit d’un accident impliquant beaucoup de personnes.
Concrètement, des séances d’information seront organisées avant l’ouverture des débats pour expliquer le déroulement du procès, rappeler les missions et coordonnées des services et présenter les dispositifs d’accompagnement disponibles. Une brochure dédiée aux victimes est en préparation.
Durant le procès, les assistants de justice seront présents en continu pour répondre aux besoins, orienter vers les services adéquats et relayer, si nécessaire, les demandes d’aide psychologique et/ou sociale. Les projets des services partenaires d’aide aux victimes pour ce procès seront soutenus en fonction des besoins identifiés.
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