Le groupe Dow a annoncé le licenciement de près de 4500 travailleurs à travers le monde. À l'heure actuelle, les travailleurs de Dow Silicones à Seneffe ne savent pas encore s'ils sont concernés par ces pertes d'emplois.
Une nouvelle vague de licenciements va prochainement toucher le groupe pétrochimique américain Dow. Ce dernier a annoncé la suppression d'environ 4500 postes à travers le monde. En Belgique, le groupe est basé à Tertre, Bruxelles, Zwijndrecht, Anvers ainsi qu'à Seneffe, au niveau du parc industriel.
À Seneffe, Dow Silicones est un acteur majeur de la chimie spécialisé dans la production de silicones, de colles, de joints d'étanchéité, et de matières premières pour la cosmétique et les détergents.
Les quelque 450 travailleurs seneffois ont bien eu connaissance du nombre global de licenciements mais n'ont pas obtenu davantage de détails.
« Il y a une vive inquiétude dans le chef des travailleurs mais à l'heure actuelle, aucune information ne stipule que le site de Seneffe soit directement concerné. Ils sont actuellement en train de fermer leur site à Tertre. Ce ne sont pas des bons signaux mais à Seneffe, nous n'en savons pas plus », regrette Eric Peters, secrétaire permanent à la centrale générale FGTB du Centre.
Le groupe a terminé l'année 2025 dans le rouge
Cette restructuration semble être avant tout économique plutôt que structurelle. En effet, après une année 2025 difficile sur le plan financier, le groupe vise à trouver, à travers ce plan, 2 milliards de dollars de bénéfice opérationnel supplémentaire.
Les nouvelles ne sont pas bonnes mais selon nos sources, il n'y a aucune transparence sur la restructuration voulue par Dow. D'après les premières informations, elle vise simplement à faire des économies. Ce n'est pas un changement de business plan donc c'est très dur d'y voir clair pour le moment.
Le groupe pétrochimique américain emploie 36.000 personnes dans le monde et avait déjà annoncé en 2025 un important plan de restructuration impliquant la suppression de 1500 postes. Trois sites européens avaient dû fermer leurs portes.
Une autre vague de licenciements avait également touché les travailleurs seneffois en 2023. Le contexte était différent puisque la majorité des personnes concernées étaient en fin de carrière ou proches de la pension.
Il s'agissait de licenciements plus naturels où les travailleurs n'étaient pas remplacés. Ça ne s'est pas trop mal passé puisqu'ils étaient désireux d'avoir une porte de sortie. Ça ne sera peut-être pas le même contexte cette fois-ci. S'il n'y a pas de notification extraordinaire lors d'un conseil d'entreprise sur le site de Seneffe, on pourrait conclure que c'est une bonne nouvelle.
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