Alors que plusieurs réunions ont déjà eu lieu cette semaine entre le personnel et la direction de bpost, la grève continue d’impacter plusieurs secteurs. C’est notamment le cas des garages automobiles et des magasins qui font office de dépôts de colis.
Une montagne de colis empilés dans l’arrière-boutique. C’est le quotidien de Mathilde depuis trois semaines. Avec la grève bpost, les facteurs ne passent plus, les cartons s’accumulent.
« Nous, on reçoit plus ou moins entre 100 et 150 colis par jour. Et là, ce sont 100 à 150 colis de retour de clients », explique Mathilde Jarra, administratrice de Mercafruits. « Encore maintenant, juste avant que vous arriviez, j’ai reçu un coup de fil d’un client qui me demande si son colis est là. Donc on commence à avoir pas mal de chariots et de colis qui s’accumulent. »
"C’est une situation un peu cocasse pour tout le monde"
Autre secteur, autre problématique à quelques kilomètres de là. Dans ce garage auto, avec la grève, ce sont les plaques d’immatriculation qui ne sont plus livrées.
« On a tout un stock de véhicules qui s’accumulent et qui ne peuvent pas être livrés aux clients », raconte Florent Vigna, membre du service livraison au sein de GSL Groupe. « Je pense notamment aux professionnels qui ont besoin de leur véhicule comme outil de travail. C’est une situation un peu cocasse pour tout le monde, parce que nous avons aussi des clients pour qui on ne peut pas avancer sur les dossiers. On a un certain stock de véhicules qui reste à l’arrière. Donc toute la situation est à l’arrêt et devient problématique. »
Tous les espoirs sur la réunion du 17 avril
Du côté de bpost, des négociations sont en cours entre la direction et le personnel. Une dernière réunion devrait avoir lieu ce vendredi. Les commerçants espèrent qu’une solution sera trouvée, car même s’ils affichent leur soutien au personnel, la situation devient problématique.
« On comprend tout à fait la grève, et on est à 100 % derrière eux. Mais on est impactés, dans le sens où les clients viennent se plaindre chez nous parce qu’ils ne reçoivent pas leurs colis », témoigne Mathilde Jarra. « Juger sans savoir ce qui se passe en interne, ça ne nous regarde pas. S’ils font grève, c’est qu’ils ont de bonnes raisons, je pense. Mais beaucoup de personnes sont impactées. Espérons que cela ne prenne pas plus de temps et que des solutions soient trouvées pour toutes les parties, afin qu’on puisse reprendre l’activité normalement », conclut Florent Vigna.
Reprendre une activité normale, c’est le souhait de ces commerçants. La réunion de ce vendredi 17 avril entre le personnel, les syndicats et la direction de bpost s’annonce donc capitale.
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