Le mouvement de grève se poursuit chez Bpost. Les facteurs entament une troisième semaine de protestation, tandis que des pourparlers sont prévus. Le statu quo perdure, pénalisant de plus en plus les riverains.
Rester sur ses positions tant que les revendications ne sont pas prises en compte, c’est le mot d’ordre du côté du personnel de Bpost. Une troisième semaine de grève vient donc de débuter alors que la première réunion avec l’entreprise avait lieu aujourd’hui.
"On n'a pas du tout l'impression d'être entendus", explique Fabien Procureur, secrétaire permanent CGSP. "On n'est pas récalcitrants à une transformation mais pas en l'état. Personne n'est prêt à être à la merci de son chef d'équipe ou financièrement. On veut vraiment une fumée blanche."
À Houdeng, les riverains devront donc encore attendre avant de recevoir leurs colis et leur courrier. Une attente qui devient longue et parfois handicapante même si l’on se montre solidaire avec les travailleurs de Bpost.
"On est impacté un peu comme tout le monde, quand on commande des colis, ils n'arrivent pas à temps", témoigne Michel, un riverain. "Pour les personnes âgées aussi, quand je vois mes parents, c'est compliqué. Ça fait un moment que ça dure mais c'est aussi dommage pour les gens qui travaillent qu'un accord ne soit pas trouvé", complète Salvatore, un autre riverain.
"Décaler les horaires,...,cela implique des sacrifices avec la vie de famille et la vie sociale"
Du côté des syndicats, on appelle à la patience, plusieurs réunions avec l’entreprise sont prévues tout au long de la semaine. Des concertations qui s’annoncent décisives et au cours desquelles les travailleurs entendent bien rappeler leur opposition à la flexibilité des horaires.
"La plupart des facteurs ont choisi de faire ce métier car on commence tôt mais on finit tôt aussi", rappelle Fabien Procureur. "Décaler les horaires, ce n'est pas facile pour eux, c'est possible mais cela implique des sacrifices avec la vie de famille et la vie sociale mais le plus inquiétant, c'est la flexibilité car c'est de l'hyperflexibilité. Si cela continue comme ça, on va finir par se battre pour aller travailler."
Le personnel espère donc que ces réunions porteront leurs fruits mais, à moins qu’une solution ne soit trouvée avant, le mouvement de grève se poursuivra au moins jusqu’à ce vendredi.
Sur le même sujet
Recommandations
La Louvière: un cortège symbolique entre le Centre et le site Cora à l'occasion de la grève nationale
Grève nationale : les enseignants louviérois organisent leur cortège funèbre
Manifestation nationale : les travailleurs du Centre se mobilisent
Strépy-Bracquegnies: une partie du personnel technique d'ORES est en grève
Mobilisation nationale: les syndicats et associations unis contre les mesures du gouvernement Arizona
Réforme des médias de proximité : une réunion en vue de la grève du 24 juin à Antenne Centre
Grève : rencontre entre le service public et le ministre des pouvoirs locaux