Mouvement de grève nationale ce mercredi 25 juin contre les mesures du Gouvernement Arizona. Ceci à l'appel des trois syndicats et des associations. Pour la première fois, la CGSLB, le syndical libéral a participé à ce mouvement.
Nouvelle journée d’action nationale en Belgique : les principaux syndicats du pays — CSC, FGTB et, pour la première fois, la CGSLB — ont uni leurs forces aux côtés de plusieurs associations pour dénoncer les mesures prises par le gouvernement fédéral, dirigé par la coalition dite "Arizona". Au cœur du mécontentement : l’absence de concertation sociale et une série de réformes perçues comme des attaques contre les droits des travailleurs. Réforme du chômage, suppression des prépensions, malus pension, modification des horaires de nuit... Autant de décisions prises unilatéralement, selon les syndicats.
Un tournant pour la CGSLB
La participation du syndicat libéral CGSLB à ce mouvement marque une évolution importante.
"Il n’y a plus aucune concertation avec le gouvernement fédéral. C’est à sens unique", dénonce Toni Joeli, délégué CGSLB au CSM Saint-Bernard. "Si nous n’avons pas participé aux grèves précédentes, c’est parce que nous privilégions toujours d’abord la négociation. Mais quand la concertation n’aboutit pas, nous agissons. Il n’y a absolument pas moyen de négocier avec le gouvernement Arizona."
Une mobilisation qui s’intensifie
Pour Jean-Marc Urbain, secrétaire fédéral de la CSC Centre-Borinage, la dynamique ne faiblit pas, bien au contraire.
"Ce mouvement est loin de s’essouffler. Plus on avance, plus on voit que ce que ce gouvernement met en place est socialement désastreux. Il y a une mobilisation d’une grande partie de la société : juristes, avocats, médecins… Beaucoup se lèvent contre ce plan d’austérité infâme."
Ahmed Ryadi, secrétaire régional FGTB Centre, renchérit :
"La population n’a pas encore pris totalement conscience des mesures que l’on va lui infliger. Ce gouvernement promettait une amélioration du pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on voit que les travailleurs vont, au contraire, en perdre."
Une société civile également mobilisée
La contestation ne se limite pas aux syndicats. Plusieurs associations, dont celle de la Marche des Migrant·e·s, ont également participé à la manifestation. Freddy Bouchez, coordinateur du mouvement, alerte :
"Il y a des mesures graves à l’égard des Sans-Papiers. Le gouvernement envisage de les arrêter sur leur lieu de vie pour les placer en centres fermés et les expulser. Il est essentiel pour nous d’être présents aujourd’hui pour défendre leurs droits."
Vers un automne social tendu
La manifestation s’est conclue par un grand rassemblement à Bruxelles, réunissant syndicats, militants associatifs et citoyens solidaires. Mais cette journée ne sera pas la dernière : les organisations syndicales annoncent déjà de nouvelles actions pour l’automne si le gouvernement persiste dans ses réformes sans dialogue.
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