Ce mercredi, en fin d’audience, Me Mayence, avocat de parties civiles, a demandé que le meurtre de Frédéric D'Andrea soit requalifié en assassinat. C'est à dire un homicide avec préméditation.
Le dernier témoin de la journée appelé à la barre, Antony, a rapporté un souvenir antérieur aux faits impliquant Paolo Falzone.
Le 20 juin 2017, je suis monté via un ami commun dans la voiture de Paolo Falzone pour aller à Namur. Il allait très vite, plus de 200 km/h sur l’autoroute et il m’a dit qu’il connaissait où étaient les radars.
Il a poursuivi en décrivant le comportement du conducteur.
Il faisait des appels de phares aux véhicules devant lui pour qu’ils dégagent. Le véhicule était une Mercedes. Il m’a même confié qu’à ce moment-là, il avait reçu pas mal d’amendes et qu’il devrait passer par un examen psychologique comme dernier recours avant un retrait de permis.
Me Mayence a souhaité confronter Paolo Falzone aux déclarations du témoin.
L’accusé a confirmé les éléments concernant les tests psychologiques, mais a indiqué ne pas connaître Antony.
Le témoin a alors enlevé ses lunettes.
Un échange tendu est ensuite survenu alors entre Antony et Paolo Falzone. Le témoin s’est agacé après que l’accusé ait affirmé ne jamais l’avoir pris dans sa voiture.
Il n’y avait pas de deuxième voiture », insiste Antony, précisant qu’il était assis à sa droite, à trois dans le véhicule avec un ami commun.
Paolo Falzone a remis en cause cette version. Le ton est monté entre les deux hommes, obligeant la présidente à intervenir pour calmer les échanges.
Avant la fin des débats, Me Mayence a formulé une demande à la présidente.
Par transparence pour la défense, je vais demander demain que soit ajoutée la circonstance aggravante de préméditation pour le fait de monsieur D’Andréa. Que ce ne soient pas des faits qualifiés de meurtre, mais d’assassinat. Je m’expliquerai demain.
L’avocat considère que le conducteur a eu une vingtaine de secondes de réflexion avant de choisir d’accélérer puis de rouler sur le gille.
L’audience a été suspendue dans la foulée.
À notre micro, Me Mayence a ajouté ceci :
Toute personne raisonnable se serait arrêtée. S'il n'avait pas eu d'intention d'homicide, il aurait eu un autre comportement.
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