Ce jeudi 14 mai, la SPA La Louvière organise une journée portes ouvertes pour fêter ses 100 ans. À cette occasion, le directeur Gaëtan Sgualdino a fait une double annonce : un changement de nom et un projet de création d'un refuge.
Désormais, il ne faut plus dire la SPA La Louvière mais "GRIFF". Convaincu depuis plusieurs années qu'il fallait quitter le nom "SPA", le directeur Gaëtan Sgualdino a profité des 100 ans pour franchir le pas.
Après 100 ans à s'appeler "SPA La Louvière" ou "société contre la cruauté envers les animaux", le tout premier nom de la SPA à sa création, on s'est dit que plus que jamais, il fallait réinventer notre rôle, notre mission et la perception que les gens ont de ce que l'on fait.
Gaëtan Sgualdino estime également que beaucoup de gens ont encore une idée reçue comme quoi les SPA reçoivent de nombreux subsides et qu'il s'agit d'un prolongement d'un organe de l'état.
En réalité, aujourd'hui, nous n'avons rien du tout comme aide. On voulait que ce soit clair dans la tête des gens. Ce changement de nom était aussi un moyen de montrer notre indépendance.
Pour fêter les 100 ans de la SPA La Louvière, qu'il faut désormais appeler "GRIFF", une journée portes ouvertes est organisée ce jeudi avec de nombreuses activités.
On essaie de prendre les visiteurs par la main pour qu'ils découvrent notre univers et nos valeurs mais ce n'est pas "juste" découvrir le refuge et caresser quelques animaux. On a notamment fait appel à une troupe de comédiens "Les Fourvoyeurs". Ils sont impertinents et ça va permettre aux visiteurs de se poser des questions sur le bien-être animal et les sensibiliser.
" La griffe est universelle "
Ce nouveau nom "GRIFF" permettra de mettre en lumière la mission première de l'association : protéger les animaux.
Ce n'est pas un acronyme. Le nom fait référence à la griffe de l'animal, celle qui défend et qui protège. De plus, la griffe est universelle. C'est commun à plein d'espèces. Aujourd'hui, on accueille des chats et des chiens, mais ça montre qu'on ne ferme aucune porte.
La deuxième raison de ce changement est liée au passé des SPA, longtemps associées aux euthanasies de convenance.
On ne voulait plus avoir cette référence aux euthanasies qui sont faites par facilité. Ça fait plus de dix ans qu'il n'y en a plus chez nous mais c'est parfois ancré dans la tête de certaines personnes, alors que la protection animale évolue.
Par ailleurs, ce nouveau nom reflète une volonté de faire rayonner le plus largement possible cette association défendant le bien-être animal.
On souhaite que des personnes, même s'ils n'habitent pas la région du Centre, s'identifient aussi à nos valeurs, à nos combats et à nos missions.
Un projet de création d'un refuge
Une seconde annonce importante a été faite. Il s'agit du projet, ambitieux, de créer un refuge sur une parcelle de plus de 20 hectares.
Aujourd'hui, on arrive à accueillir un peu plus de 1.000 animaux par an sur 3.000 m². Là, l'idée est d'ouvrir beaucoup plus de confort aux animaux qui seront accueillis. On a trouvé un terrain où les propriétaires sont vendeurs, sur lequel il y a deux terrils mais aussi des terrains directement utilisables pour les animaux.
Il s'agit d'une ancienne surface industrielle plane qui n'est plus occupée par un aucun bâtiment. Tout est donc à construire.
Beaucoup de moyens seront nécessaires. On parle de 6.000.000 d'euros. On se met à la recherche de cet argent et de gens capables de nous aider pour réaliser ce rêve. C'est un très chouette concept pour lequel nous sommes très proches de pouvoir finaliser le permis unique et l'acquisition du site.
Sur le même sujet
Recommandations
Procès Falzone : les parents de Florian Devise, "le miraculé de Strépy", racontent l'horreur vécue
Procès Falzone : " Je l’ai tenue deux heures dans mes bras ", le témoignage poignant du compagnon de Laure Gara
Procès Falzone : " De la fête au carnage ", des témoins des faits racontent la violence de l'impact
Mariemont : une journée au coeur de la Renaissance
Ecaussinnes : une conférence sur la mort et l'euthanasie dans une maison de repos
Procès Falzone : au volant d'une BMW à 140 km/h lors de la reconstitution, l'expert automobile n'était " pas à l'aise "
Procès Falzone: la diffusion de vidéos dont celles de Paolo Falzone au volant au moment de l'impact a suscité beaucoup d'émotion