Club de futsal louviérois le plus ancien, l’All Stars fête ses 41 ans. De l’initiation à l’élite, le club mise avant tout sur la formation. Dirigé par ses fondateurs, il compte 8 titres nationaux chez les jeunes.
« Marquer des buts, dribbler, faire des petits ponts ».
À moins de dix ans, ces jeunes joueurs savent déjà pourquoi ils aiment le futsal. À l’All Star, club emblématique de futsal belge, l’apprentissage commence très tôt et avec une idée claire en tête : progresser pour prendre du plaisir. Cet état d’esprit explique en grande partie pourquoi le club a décroché huit titres de champion de Belgique chez les jeunes. Une réussite qui confirme que la philosophie de formation du club porte ses fruits. Pour les dirigeants, l’amusement seul ne suffit pas explique le président fondateur, Mario Di Filippis :
« Quand j’entends des parents dire que le principal, c’est que les enfants s’amusent, ça m’horripile. Ce qui m’intéresse, c’est qu’ils apprennent, qu’ils progressent et qu’ils prennent du plaisir. Les trois doivent être liés. Si c’est juste pour s’amuser, très honnêtement, il ne faut pas venir à l’All Star »
Une histoire qui dure depuis plus de 40 ans
Fondé il y a 41 ans, le club — autrefois appelé La Centrale — est devenu All Star et est toujours dirigé aujourd’hui par son président fondateur. Dès les débuts, la formation était au cœur du projet, mais le club a franchi un cap important avec la création d’une véritable école de jeunes, intégrée au championnat de la Ligue francophone. Aujourd’hui, l’All Star est sans doute l’un des clubs de formation les plus anciens de Belgique dans le futsal. Les entraîneurs, tous brevets ADEPS ou CFF, encadrent environ 120 jeunes, répartis en une quarantaine d’équipes et trois sections :
l’initiation (2 à 6 ans),
le perfectionnement,
l’élite.
Le club ne cherche pas à alimenter son équipe première, mais à assurer une continuité de travail et une identité commune à toutes les équipes.
Pourquoi le futsal ?
Le choix du futsal s’est imposé naturellement.
« La boue, la pluie, le vent… très peu pour nous »,
sourit le coordinateur des jeunes Fabien Agon . Mais surtout, le futsal permet de repérer très tôt le talent.
« Quand je vois un gamin avec un petit quelque chose, je lui donne un cadre. Je me souviens de la première fois que j’en ai vu un avec sa maman : j’ai tout de suite su qu’il avait du potentiel. »
Certains parcours parlent d’eux-mêmes : après La Louvière, Charleroi, puis Monaco, le Qatar… Et il n’est pas un cas isolé.
Des talents reconnus
L’All Star a vu passer de nombreux joueurs de haut niveau, comme Sadiki, aujourd’hui à Sunderland en Angleterre, ou encore Nouri, réputé pour son pied gauche, passé par Rochefort avant de rejoindre l’Italie.
« On peut entraîner autant qu’on veut, sans ce petit quelque chose en plus, c’est difficile de gagner des titres ».
L’avenir en ligne de mire
Le club ne compte pas s’arrêter là.
« Le prochain objectif ? Tenir encore 40 ans ».
La priorité est désormais de reconstruire une équipe dirigeante dynamique, dans la continuité du travail accompli.
Un travail déjà bien entamé, notamment avec l’équipe U9, championne de Belgique l’an dernier.
« Ce sont des gens très dynamiques et j’attends beaucoup d’eux. »
À l’All Star, la passion du jeu et la formation restent plus que jamais les moteurs d’un club qui continue d’écrire son histoire, génération après génération. ⚽
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