Après Frameries et Dour, c'est la caserne de La Louvière qui s'est vue équiper d'un drone dont l'utilité a d'ores et déjà convaincu les hommes du feu.
Une alerte est lancée, la réaction est immédiate. Les pompiers de La Louvière rejoignent leur véhicule pour partir en intervention. Et désormais, à quelques mètres de la caserne, un dispositif supplémentaire se met également en route. Un drone, dont la mission est de soutenir l'action du service de secours.
Ça permet d'offrir des yeux à notre dispatching. Donc à l'intervention, il décollera et il sera alerté en même temps que nos moyens traditionnels. Comme il va tracer à vol d'oiseau, il sera plus rapidement a priori sur l'intervention que nos moyens. Et donc, grâce aux images qu'il fournira à notre dispatching et aux intervenants. Tablettes qui permettent de visualiser les images captées par le drone. On aura une vue plus claire et meilleure de la situation à laquelle on est confronté, présente le Capitaine Thomas De Paepe, le responsable de l’Unité Spéciale Drone de la zone de secours Hainaut-Centre.
La caserne de La Louvière est la troisième de la zone de secours Hainaut-Centre à être équipée de ce type de drones. C'est l'entreprise City Mesh qui en assure le déploiement. Ses pilotes, alertés en temps direct, se chargent de la mission après vérifications techniques et administratives.
Analyse de l'espace aérien, voir si les conditions météo permettent aussi de faire évoluer le drone. Et nous prenons à ce moment-là le décollage. On a vraiment l'œil dans le ciel, explique l’opérateur drone de City Mesh, Gaëtan Verpoorten.
Pilote et équipe d'intervention étant évidemment en contact permanent. Localisation exacte d'un sinistre, voie d'accès plus efficace, zone plus critique. La caméra HD doublée d'une caméra thermique peuvent véritablement soutenir le travail des équipes au sol.
C'est nous qui pouvons switcher, basculer de l'image traditionnelle à une image thermique. C'est pertinent pour identifier si effectivement il y a un feu parce que dès lors qu'il y a de la fumée, tout n'est pas toujours visible, ajoute le Capitaine Thomas De Paepe.
Ça nous permet d'anticiper les moyens qu'on va envoyer sur place. Dès les premiers instants du vol, ça permet de communiquer des informations aux intervenants du terrain et éventuellement leur apporter des renforts avant même qu'ils les sollicitent, déclare le Capitaine Benoît Filippi, le gestionnaire du dispatching zonal.
A l'heure actuelle, le drone part sur un large panel d'interventions. Sont néanmoins ciblées celles où les images seront pertinentes. Par exemple, pas besoin d'envoyer l'engin si une personne est coincée dans un ascenseur. Néanmoins, depuis l'arrivée de cet outil dans la zone, le nombre de vols se compte déjà en centaines, suscitant parfois des réactions de surprise.
Le vol est impressionnant. Les phases de décollage et le bruit. Sur plusieurs interventions, il y a déjà eu des questionnements qui ont été posés par les riverains. Il faut se rendre compte que le drone est le premier arrivé sur site. On a également nos confrères de la police qui nous interrogent pour savoir si ce drone a une raison quelconque d'être sur place parce qu'effectivement, on peut avoir des drones privés qui volent à proximité d'un autre, et là, c'est un point d'attention, conclut le Capitaine Benoît Filippi
Précisons qu'évidemment, les vols effectués par les drones de la zone de secours sont rigoureusement autorisés et que les images recueillies répondent aux exigences légales en matière de respect de la vie privée.
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