Deux témoins, la conductrice et la passagère d'une voiture qui a croisé la BMW de Falzone, ont affirmé ce jeudi avoir vu l'accusé sourire après le drame. Ce qui a suscité pas mal de débats en fin de matinée. La vidéo diffusée ne permet pas de l'affirmer.
Comme chaque jour, les témoins se succèdent à la barre des témoins au Procès Falzone.
Ce jeudi en fin de matinée, deux témoignages ont fait réagir tant les avocats des parties civiles que des accusés. Il s'agit d'une tante et d'une nièce qui étaient dans leur voiture ce matin-là. Elles devaient se rendre au ramassage des Boute-en-Train.
Au départ, elles ont voulu témoigner ensemble mais l'avocat d'Antonino Falzone, Me Guttadauria, s'y est opposé.
Dans son témoignage, la nièce commence à expliquer qu'elle avait reçu un appel de son cousin pour lui faire part de ce qu'il venait de se passer.
Ensuite, elles ont croisé la route de la BMW de Paolo Falzone, déjà garée.
"Le conducteur et le passager étaient hors de la voiture. J’ai vu le conducteur de dos, il regardait l’état de sa voiture. Quand il s’est retourné vers nous, j’ai cru voir un sourire sur son visage. J’ai alors cru à une folie ou à un attentat. J’ai vu la voiture toute cabossée et le pare-brise abîmé. J’ai compris qu’il s’agissait du véhicule en question."
J'ai dit à ma nièce: ils sont shootés.
Le passage sur "j'ai cru voir un sourire sur son visage" a alors évidemment éveillé les débats. Interrogée par la présidente sur ce qu'elle a vu du drame, elle répond qu'elle n'a rien vu. "Je n’ai rien entendu. En voyant les photos du conducteur dans la presse, je suis sûr que c’est lui que j’ai vu sourire. Sa réaction laissait présager quelque chose de volontaire. Quant au passager, il était statique lorsque je l’ai vu."
Me Guttadauria a alors demandé à revoir la vidéo du moment où la nièce affirme avoir vu le conducteur se retourner vers elles et sourire. Sur la vidéo, il ne semble y avoir qu’une seule personne devant le véhicule à ce moment-là et il s’agit d’Antonino Falzone. "Je pensais avoir vu deux personnes", dit-elle.
Sa tante aussi a livré son témoignage sur cet instant de quelques secondes où elles ont croisé le véhicule. Me Guttadauria lui rappelle alors sa déclaration où elle dit "qu'ils se marraient", ajoutant à sa nièce: "Ils sont shootés, ce n'est pas possible."
Elle répond en livrant l'impression qu'elle a eue à ce moment-là. "J’avais l’impression qu’ils étaient à deux à se marrer oui. C’est mon impression sur le moment même. Ils ne se rendaient pas compte des dégâts. Ils savaient qu’il y avait deux victimes à l’intérieur de la voiture."
A la fin de ces auditions, Me de Beco, avocat de parties civiles, a lui aussi demandé pour revoir la vidéo où l'on voit la BMW stationnée. En précisant que sur les images ont voit bien Antonino Falzone a proximité de la voiture mais aussi Paolo Falzone sur le trottoir au téléphone.
Quant aux potentiels souries d'un ou des accusés, la défense d'Antonino Falzone avance que selon les enquêteurs qui ont analysé la vidéo, rien ne peut l'attester contrairement aux témoignages des deux témoins. Témoignages qualifiés de fragiles par l'avocat.
Me Gelay a lui précisé que cette lecture du dossier était celle de la défense et qu'elle n'était pas partagée par les parties civiles.
Enfin, Grégory D'Andrea, partie civiles, a conclu via un commentaire : "La vidéo ne permet en effet pas de voir si les accusés sourient ou pas. Par contre, ce que la vidéo montre c'est qu'à aucun moment les accusés n'interpellent les voitures qui passent pour appeler à l'aide".
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