C'était un peu le coup de théâtre de la séance de mercredi à Mons Expo: en fin de séance, Maitre Mayence, avocat de parties civiles, a demandé à ce que le meutre de Frédéric D'Andréa soit requalifié en assassinat.
L'avocat Maitre Mayence estimait en effet ce mercredi que selon les divers témoignages qui se sont enchaînés depuis le début du procès, la circonstance aggravante de la préméditation soit retenue dans le cas du Gille Frédéric d’Andréa.
Dans ce cas-là, il demande à la requalification du meurtre en assassinat.
Le temps a été suffisant pour qu'il puisse avoir un temps de réflexion utile.
"Il apparaît que le temps soit suffisant pour que Paolo Falzone puisse avoir un temps de réflexion utile", nous a expliqué Maitre Mayence. "On a un premier impact. Puis, il continue à rouler et puis encore, on peut compter 15-20 secondes avec un gille sur le capot. Toute personne raisonnable se serait arrêtée. S’il n’avait pas eu l’intention, il aurait eu un autre comportement."
L’avocat continue son raisonnement : "Et là, comme ça le dérange dans sa progression, il décide de freiner à bloc, de le faire tomber et il va traverser le corps et accélérer. Il y a donc une vraie réflexion avant la commission de l’acte qui semble être une circonstance aggravante."
L'avocat de Paolo Falzone apporte sa vision des choses
Si le meurtre est bien requalifié en assassinat, la peine change également. Cela n’a pas encore été acté et Maitre Discepoli, l’avocat de Paolo Falzone, entend bien défendre son client.
Cela voudrait dire que mon client avait réfléchi aux conséquences de ce qu'il allait faire?
"Je peux évidemment comprendre la douleur extrême", commence-t-il. "Et aussi qu’il y ait une volonté manifeste de mettre un maximum de pression d’ordre judiciaire sur Paolo Falzone. Il faut toutefois comprendre ce qu’est la préméditation."
L’avocat livre alors son raisonnement.
"Cela veut dire qu’on a froidement réfléchi à ce qu’on allait faire. Surtout, qu’on ait réfléchi froidement aux conséquences de ce qu’on allait faire."
Dans sa réponse à notre équipe sur place, il reprend alors l’exemple de son client au moment des faits.
"Cela veut dire que Paolo Falzone avait voulu, avait réfléchi et complété et terminé sa réflexion en se disant : dans x secondes, je vais, je veux le tuer. Alors, dans ce cas-là, il y a préméditation. On verra bien. Je suis effaré que jour après jour, on trouve des circonstances qui aggrave la situation comme si elle n’était pas déjà assez grave comme ça."
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