Avec l'augmentation du prix de l'essence, pourquoi ne pas essayer de trouver une solution en se déplaçant à vélo? Certains en franchit le cap depuis quelques années déjà. A Henripont, nous avons rencontré Lucas Marichal. Il a réorganisé sa mobilité.
Depuis quelques années, Lucas et sa compagne ont décidé de ne plus avoir qu'une seule auto dans la famille. Maintenant, il effectue 95% de ses déplacements à vélo. Il a dû réorganiser et anticiper sa mobilité.
"On ne va plus dans le centre de Braine-le-Comte pour un seul magasin. On essaie de cumuler les trajets. La mobilité cyclable demande une certaine préparation en fonction de la météo. Je me déplace toute l'année à vélo, qu'importe les conditions météo, je m'équipe en conséquence" explique Lucas Marichal, cycliste au quotidien.
Il a investi dans un vélo à assistance électrique Long Tail. Ce qui lui permet de véhiculer ses enfants pour leurs activités et faire des courses et des livraisons de pain car il est artisan boulanger. Un choix de vie qui correspond mieux à ses valeurs mais aussi un choix économique.
"Nous avons réalisé un rapide calcul. Une auto, c'est environ 800 euros d'assurance, c'est 200 euros de taxe de circulation. Ceci sans compter les entretiens et surtout l'essence. Donc, avec ma compagne on s'est dit que c'était un budget conséquent. Tout cela pour que cette deuxième automobile familiale reste inutilisée pendant trois jours par semaine. Le vélo s'est rapidement imposé à nous" résume Lucas Marichal.
Ce n'est pas évident tous les jours; il y a des endroits dangereux, il faut trouver des itinéraires plus ou moins sécurisés mais pour rien au monde, Lucas ne reviendrait en arrière. Outre les économies, notamment sur le prix de l'essence, il y a des incitants financiers à la mobilité cyclable.
"Pour les déplacements cyclables, il y a une série d'avantages qui sont défiscalisés. Vous avez les remboursements kilométriques, le budget mobilité, le leasing vélo. Toutes ces mesures sont très avantageuses pour l'employé" argumente Thibaut Fraiteur, conseiller mobilité pour le groupe HELORA.
Par contre, un avantage à la mobilité cyclable à disparu; l'actuel gouvernement wallon MR Engagés a supprimé le remboursement d'une partie de l'achat d'un vélo neuf si l'on effectuait au moins 40% de ses déplacements domicile travail à vélo.
"Effectivement, cette mesure a disparu. Ceci étant, il en existe d'autres. Restez attentifs. Certaines communes continuent de rembourser un budget lors de l'achat d'un vélo. On n'y pense pas toujours mais certaines mutuelles peuvent rembourser une partie du vélo comme étant une forme de soutien à la bonne santé de leurs membres" conclut Thibaut Fraiteur.
Sur son vélo, Lucas ne s'inquiète plus trop de l'augmentation du prix de l'essence à la pompe.Même si ce n'est pas évident pour certaines profession, pour lui se déplacer à vélo reste une chance et un luxe. Le conseil de nos deux vélotafeurs: profitez du printemps pour tester votre mobilité cyclable. Ceci en commençant par de courts trajets quelques jours par semaine. Sans doute y prendrez-vous goût.
Renseignements
https://avello.org - https://www.provelo.org
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