Depuis plusieurs semaines, Sébastien Demarez vit dans l’angoisse : une grande partie de sa famille est restée bloquée en Thaïlande après l’annulation de leurs vols en raison des tensions au Proche-Orient.
Depuis plusieurs semaines, Sébastien Demarez vit dans l’inquiétude. Une grande partie de sa famille est coincée en Thaïlande, incapable de rentrer en Belgique après l’annulation de leurs vols, conséquence directe des tensions et des bombardements au Proche-Orient.
Son épouse, ses enfants, sa petite-fille, son beau-fils ainsi que la mère de celui-ci se retrouvent bloqués à des milliers de kilomètres. Une situation difficile à vivre, tant pour eux que pour lui.
« Quand on téléphone, ils pleurent parfois », confie-t-il.
Partie le 13 février, la famille devait initialement rentrer en Belgique le 2 mars. Mais la situation internationale a bouleversé leurs plans. Les liaisons aériennes ont été fortement perturbées, rendant le retour incertain et prolongé.
Face à cette situation, Sébastien Demarez déplore un manque de réactivité de l’agence de voyage en charge du dossier. Il explique s’être rendu sur place dès le 2 mars, mais avoir eu le sentiment de ne pas être suffisamment entendu.
« On m’avait dit que leur dossier était prioritaire parce qu’il y avait des enfants et un bébé, mais l’inquiétude restait totale », raconte-t-il.
De son côté, le directeur de l’agence évoque une situation exceptionnelle et particulièrement complexe. De nombreux vols ont été annulés ou incomplets pendant plusieurs jours. Il souligne également la difficulté supplémentaire liée à la volonté de la famille de voyager ensemble, sans être séparée, ce qui a limité les options disponibles. Selon lui, les équipes ont fait leur maximum pour trouver une solution dans ce contexte de crise.
Finalement, une issue semble se dessiner. Un vol a pu être organisé par l'agence de voyage, avec un trajet passant par Bangkok et Paris Charles-de-Gaulle, avant une arrivée prévue à Bruxelles. Mais malgré cette avancée, l’angoisse reste bien présente.
« Je serai rassuré quand ils seront dans l’avion », confie Sébastien Demarez, encore marqué par les nombreuses incertitudes traversées.
Au-delà de son cas personnel, il pense également aux autres Belges toujours bloqués à l’étranger. Comme sa famille, ils étaient partis en voyage sans imaginer se retrouver pris au piège d’un contexte géopolitique instable.
Une situation qui rappelle à quel point les crises internationales peuvent, en quelques heures, bouleverser des vies bien au-delà des zones directement touchées.
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