Du 18 au 20 mars, le Louv’Expo accueille pour la première fois le salon enVIE d’Amour. Porté par l’AVIQ, l’événement brise les tabous liés au bien-être des seniors et des personnes en situation de handicap ou de détresse psychique.
Briser les tabous autour de l’amour : le salon enVIE d’Amour ouvre le dialogue
Parler d’amour, de désir et de bien-être sans détour ni gêne : telle est l’ambition du salon enVIE d’Amour, organisé par l’AVIQ en collaboration avec de nombreux partenaires. Ouvert à tous, cet événement se veut avant tout un espace de sensibilisation, où la vie affective et sexuelle est abordée comme un droit fondamental.
Lancé en 2016, le salon repose sur un constat clair. « La vie affective et sexuelle, c’est un droit », rappelle Lara Kotlar, porte-parole de l’AVIQ.
Un quart des personnes de plus de 65 ans ont encore une vie affective et sexuelle. En Europe, 15 % de la population est en situation de handicap. Ce n’est donc pas une réalité marginale, mais elle reste souvent taboue.
Parmi les stéréotypes les plus ancrés figure celui selon lequel les personnes vivant en institution n’auraient ni besoin d’amour ni besoin d’intimité.
On imagine encore difficilement qu’elles puissent avoir des relations, voire des projets de vie comme avoir des enfants.
Un salon pour informer et libérer la parole
Pour faire évoluer les mentalités, le salon propose une multitude d’activités et d’espaces d’échange. Stands informatifs, ateliers de thérapie ou de câlins, discussions en groupe ou en toute intimité : tout est pensé pour libérer la parole et apporter des réponses concrètes.
Il y a aussi un atelier militant autour du choix de vie. L’idée, c’est de rappeler que chacun est acteur de sa propre vie.
Installée pendant trois jours au Louv’Expo, cette nouvelle édition a rencontré un succès immédiat. Dès l’ouverture, l’affluence était au rendez-vous.
Il y avait déjà énormément de monde devant les portes, ce qui est assez inédit.
Le choix du lieu n’est pas anodin : entièrement accessible, il répond aux besoins des personnes en situation de handicap, un critère essentiel pour les organisateurs. Au cœur de l’événement, des témoignages viennent également donner une dimension humaine et concrète. C’est le cas d’Estelle Plé, en couple depuis quatre ans et atteinte d’infirmité motrice cérébrale.Elle partage son expérience à travers une bande dessinée réalisée avec le collectif inclusif Kaligrav, intitulée Pourquoi l’amour, ça roule pas toujours droit ?
En rencontrant l’homme de ma vie, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de difficultés liées à notre grande dépendance.
Par exemple, simplement trouver un endroit pour dormir ensemble peut être compliqué lorsqu’on n’est pas dans le même service.
L’amour comme droit universel
Son témoignage invite également à élargir la vision de la vie affective.
On associe trop souvent amour et sexualité, alors que ce n’est pas que ça. C’est aussi aller au cinéma, rire, pleurer ensemble, se regarder et se dire qu’on s’aime.
À travers ces échanges et ces initiatives, le salon enVIE d’Amour rappelle une évidence trop souvent oubliée : l’épanouissement affectif fait partie intégrante du bien-être.Quel que soit l’âge, l’état de santé ou le niveau d’autonomie, chacun a le droit d’aimer et d’être aimé.
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