À Péronnes-lez-Binche, de nombreux riverains du terril Sainte-Marguerite ont manifesté leur opposition à un projet de construction d'environ 160 logements porté par la société Soenen Bio Services et Joël Ackaert.
Surnommé "le Poumon de Péronnes" par les riverains, une partie de cet ancien site minier de 25 hectares se trouvant à la croisée la N27 et de la N55 pourrait bientôt se transformer en un lotissement. Le dossier n'est pas nouveau puisqu'il s'agit d'un projet né il y a cinq ans contre lequel tout un quartier se mobilise.
« Le projet date de 2020. On nous présentait un projet de 120 logements. Il y a deux ans, on a eu le permis. Après l'enquête publique, le permis a été enlevé et il nous est représenté maintenant avec 160 logements, sur un site qui s'est fortement développé au niveau de la biodiversité », regrette la riveraine Caroline Orens.
La goutte de trop
Le promoteur a déjà acté un lotissement de 300 logements à quelques kilomètres du Terril Sainte-Marguerite. Pour les riverains, cette nouvelle construction serait la goutte de trop.
« C'est honteux. On a un site exceptionnel. On devrait préserver ce patrimoine minier. Une voie rapide n'est pas trop jolie en principe mais là elle en devient belle. Il y a également des animaux comme des biches ou des chevreuils », déplore la riveraine Brigitte Coopman.
Les enjeux climatiques inquiètent les habitants, tout comme la stabilité du terril et la manière dont s'effectueront les travaux au niveau du sous-sol.
L'enquête publique est ouverte jusqu'au 25 août. Le dossier peut être consulté, sur rendez-vous, durant la période d'enquête au Service Urbanisme de la ville situé rue Saint-Paul. Quant aux réclamations et observations écrites, elles doivent être adressées au collège communal.
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