À partir de 2028, la Commission européenne interdira au groupe NLMK d’acheminer depuis ses installations russes des brames d’acier. La survie de NLMK est donc compromise. Le sidérurgiste russe travaille actuellement sur un plan de sauvetage.
Durant les dernières réunions qui se sont déroulées au sein du gouvernement wallon et au cabinet du ministre fédéral de l’Énergie Mathieu Bihet (MR), plusieurs sujets ont été mis sur la table.
Au cœur des discussions, on retrouvait notamment le dossier visant à sauver les installations de NLMK en Belgique et les 1.200 emplois que le sidérurgiste russe occupe sur ses sites de Manage, La Louvière et Clabecq.
NLMK veut construire une aciérie électrique
Pour rappel, depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, les sanctions économiques et financières européennes prises à l'encontre de la Russie ont contraint le groupe NLMK à trouver une solution avant 2028 s'il veut poursuivre ses activités en Europe.
En effet, à partir de 2028, la Commission européenne interdira au groupe d’acheminer depuis ses installations russes des brames d’acier, indispensables au fonctionnement des lignes de production wallonnes. La survie de NLMK est donc compromise.
Selon nos confrères de l'Écho, pour éviter un bain de sang social, le groupe NLMK, entouré des experts du fonds public wallon Wallonie Entreprendre (WE), travaille dans l'ombre sur un plan de sauvetage qui mise sur la construction, sur le site de La Louvière, d’une aciérie électrique qui serait alimentée en ferraille locale.
"Cette piste répond aux ambitions de la Commission européenne de produire de l’acier décarboné en Europe, elle rentre dans les plans de réindustrialisation de la Belgique et de la Wallonie, et elle permet de diversifier les sources d’approvisionnement d’acier en Europe », a expliqué un proche du dossier auprès de nos confrères de l'Écho.
Un investissement de 1,2 milliard est nécessaire
Cette aciérie permettrait de créer 300 emplois directs et 800 indirects. Pour que cette aciérie qui produirait 2 millions de tonnes d'acier par an puisse voir le jour, un investissement de 1,2 milliard est nécessaire.
Toujours selon l'Écho, l'investissement pourrait bénéficier du soutien du gouvernement fédéral ainsi que d’une aide de 300 millions de l’Union européenne mais rien n’est encore acté.
De plus, des discussions concernant l’actionnariat russe et le prix de l'énergie doivent encore avoir lieu.
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