À l'approche du carnaval, les colombines et l’Association de Défense du Folklore ont renoué le dialogue après les tensions de la première soumonce. Objectif : apaiser la situation, clarifier les positions et envisager l’avenir.
À trois semaines du carnaval de Binche, l’heure est à la concertation entre les colombines et l’Association de défense du folklore. Suite aux tensions survenues lors de la première soumonce, les présidents des deux structures se sont rencontrés pour apaiser la situation et rappeler leurs positions.
L’ADF n’a jamais dit non définitivement aux colombines, rappelle Didier Rombaux, président de l’ADF. Il y a un respect et on n’est pas contre une évolution, ce que l’on ne veut pas, par contre, c’est une révolution.
De notre côté, on prône l’évolution depuis le début, précise Bénédicte Rasseaux, présidente des Colombines. Le fait qu’aujourd’hui, l’ADF puisse dire qu’elle n’est pas contre la création d’une société de femmes, c’est une évolution incroyable.
"On est dans une évolution et on le respecte"
Si certains désaccords restent et que les opinions divergent, les deux structures collaborent tout de même. Cette année encore, les colombines sortiront le dimanche, mais contrairement à l’année dernière, elles le feront à la viole. Une certitude puisque l’ADF s’en est chargée personnellement.
C’est frustrant de ne pas pouvoir s’exprimer et sortir en batterie, mais on l’accepte. L’ADF a tranché, on nous a dit d’encore attendre un an, on est dans une évolution et on le respecte, explique la présidente des Colombines.
Je rajouterai que c’est ce qu’on leur avait demandé en octobre : pouvoir analyser l’évolution du groupe et de sortir à l’accordéon ou à la viole. Ce sera donc à la viole, et l’ADF s’est chargée de leur en trouver.
Améliorer la communication
Quant à la communication sur la sortie des colombines lors de la première soumonce, les deux parties l’admettent : elle aurait pu et dû être meilleure. Néanmoins, maintenant que la situation est clarifiée, l’ADF et les Colombines prévoient de nouvelles discussions après le carnaval 2026.
Aujourd’hui, on a pris conscience que nos modes de communication n’étaient absolument pas performants, souligne Bénédicte Rasseaux. Tout ça est donc à revoir et, en même temps, nous sommes l’un et l’autre en vision d’avenir.
Didier Rombaux poursuit : On vit deux réalités différentes et nos désaccords ne vont pas se régler d’un coup, mais on va discuter et voir comment on peut avancer.
Avancer vers l’avenir, ce sera donc l’objectif de ces nouvelles discussions, mais avant cela, l’ADF tout comme les colombines souhaitent aux Binchois et Binchoises de passer un bon carnaval dans le respect de tout un chacun.
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