Dès la rentrée 2026, le minerval pourrait s'élever à 1 200 euros pour les étudiants du supérieur. Cette hausse a poussé près de 2 000 étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles à manifester devant les bureaux de la Ministre de l'Enseignement.
Il est 10h47 à la gare de Braine-le-Comte. Baptiste, président de l’Organisation des Étudiants de la HELHa, rejoint d’autres étudiants en direction de Bruxelles-Centrale, où la manifestation contre la hausse du minerval se prépare.
Baptiste Lamarthe, de l’Organisation des Étudiants de la HELHa :
« La manifestation d'aujourd'hui, ça fait déjà quelques semaines. Ce n'est pas moi qui l'ai lancée, ce n'a pas été le seul mouvement, il y en a eu d'autres, mais on essaie de faire bouger les choses au maximum, de se mobiliser et de montrer qu'on est là en force et qu'on lâchera rien. On attend d'avoir un maximum d'étudiants, enfin du moins on l’espère, et je pense que c'est bien parti actuellement. »
À peine sortis du train, les étudiants expriment déjà leur colère. Si la réforme passe, certains d’entre eux pourraient voir leurs frais d'inscription grimper de manière problématique. C'est quelque chose que la Fédération des Étudiant·e·s Francophones ne peut pas laisser passer.
Une hausse dénoncée
Lénaik Dumont, responsable campagne de la Fédération des Étudiants Francophones :
« On est là pour témoigner de notre mécontentement. Un minerval à 1200,00 € va impacter énormément d'étudiants : 60 % des étudiants paieront un minerval au prix plein. Il faut savoir qu'à l'heure actuelle, un minerval plein pour les étudiants dans certains établissements peut être de 175 à 300 €. Il y a beaucoup de précarité étudiante : les étudiants doivent travailler au lieu d'aller en cours, doivent travailler le soir, le week-end et doivent aussi choisir entre se loger dans un cadre plus ou moins décent, se nourrir ou assister à leurs cours, et c’est très compliqué. »
À la gare de Bruxelles-Centrale, les manifestants de la HELHa rejoignent le cortège d’étudiants venus de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour beaucoup, cette hausse représente un frein insurmontable.
Une inquiétude générale
« Il y a plein d'étudiants qui ne seront pas en mesure de payer une telle somme chaque année pour pouvoir entrer dans une école. Donc clairement, il y a plein d'étudiants qui vont devoir arrêter leurs études et ne pas pouvoir se former pour leur vie future. »
« On est tous un peu choqués parce que, oui, c'est déjà énorme, alors 1200 €, c'est vraiment pas possible pour beaucoup de gens, surtout que ça va encore augmenter chaque année. Ce n'est vraiment pas normal, parce que l'éducation est censée être un droit pour tous. C'est pour ça qu'on est ici, pour lutter contre ça. »
Le cortège est ensuite allé à la rencontre de la ministre de l’Enseignement supérieur, Élisabeth Degryse, afin de passer un message fort en espérant être entendu.
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