C’est désormais officiel, la RAAL La Louvière n’alignera pas d’équipe U23 dans les championnats amateurs la saison prochaine. Dans un communiqué publié cet après-midi, le club a confirmé ce choix, présenté comme une décision stratégique.
Après une analyse approfondie en interne, le club a décidé de ne pas inscrire son équipe U23 en D3 ACFF pour la saison 2026/27. Des raisons avant tout sportives sont avancées, avec la volonté affichée d’améliorer la post-formation des jeunes joueurs.
Au centre de la dernière réforme des compétitions, la présence des équipes U23 dans les séries nationales et régionales est prévue pour une durée indéterminée et concerne également les clubs amateurs. La RAAL a toutefois choisi de recentrer son projet sur son équipe U21, dont plusieurs joueurs évoluaient déjà avec les U23.
Ce choix s’explique notamment par le cadre offert par le championnat Elite, dans lequel évoluent les U21. Celui-ci permet aux jeunes talents de se mesurer à d’autres centres de formation de haut niveau et de côtoyer des joueurs formés et destinés aux championnats professionnels. Il offre également la possibilité à des joueurs du noyau professionnel de retrouver du temps de jeu après une blessure, un élément jugé bénéfique pour la progression des jeunes.
Le club met également en avant les contraintes réglementaires actuelles, qui rendent difficile la constitution de deux équipes U21 et U23 compétitives, composées majoritairement de joueurs formés au club, sans nuire à l’intérêt sportif.
L’intégration des équipes U23 dans la pyramide du football belge répond à une intention louable : réduire le fossé entre la formation et le football professionnel. En évoluant face à des adultes, les jeunes talents sont confrontés plus tôt aux exigences du haut niveau. Les premiers résultats sont visibles, avec l’émergence de joueurs comme Chemsdine Talbi, Romeo Vermant, Joachim Seys (FCB), Kos Karetsas (Genk), Jan-Carlo Simic ou Nathan De Cat (Anderlecht). Mais la rentabilité réelle de ces projets, coûteux pour les clubs, ne pourra être évaluée que sur le long terme.
Sur le terrain, le modèle continue toutefois de diviser. Certaines rigidités réglementaires comme quota de quatre équipes "espoir" au moins en Challenger Pro League alimentent un certain malaise. Les “bons élèves” suscitent aussi la jalousie de ceux qui n’ont pas les mêmes moyens ou structures.
Alors Bruges, Anderlecht et Genk se seraient-ils trompés concernant l'utilisé des équipes U23 ? Seul l’avenir dira si la stratégie de la RAAL se révèlera judicieuse.
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