Dans son réquisitoire, le Premier avocat général, Gilles Dupuis, a suivi Me Mayence et réclamé de retenir la circonstance aggravante de préméditation pour le meurtre du gille Frédéric D’Andrea.
Question centrale ce mardi après-midi dans le réquisitoire du ministère public : la circonstance aggravante de préméditation dans la mort de Frédéric D’Andrea allait-elle être retenue par le Premier avocat général ?
Initialement non prévu dans l’arrêt de renvoi de la Chambre des mises en accusation, la préméditation a été ajoutée à la liste des questions qui seront posées au jury à la demande de l’avocat de parties civiles, Me Jean-Philippe Mayence. Élément supplémentaire qui selon lui ressort des débats et des témoignages. Pour Me Mayence, Paolo Falzone a eu 22 secondes pour prendre une décision alors que Frédéric D’Andrea était sur son capot.
Cet élément nouveau a donc aussi été retenu par le Premier avocat général dans son réquisitoire. Une préméditation qui repose sur 2 conditions principales : l’écoulement du temps et l’objectif délibéré poursuivi de sang-froid.
Pour Gille Dupuis, après l’impact initial, l’accusé à continuer à poser des actes qui relèvent d’un minimum de sang-froid. « On peut constater qu’il garde le contrôle de son véhicule. Son comportement montre qu’il reste lucide. Il reprend son téléphone à 5h07, moins de 2 minutes après le choc initial et il appelle sa mère » rappelle le représentant de l’accusation.
Quant au délai de réflexion, l’avocat général, comme Me Mayence, fait référence à la jurisprudence de la cour de cassation. Et notamment un arrêt de juin 2009. Décision qui précise que le délai de réflexion n’est pas défini. Et pour le ministère public, dans ce cas, ce temps est suffisant. « L’accusé a disposé de 22 secondes pour réfléchir. A mon sens ce temps était suffisant » a ainsi conclu demandant aux membres du jury de répondre oui à la question de la préméditation.
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