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Seneffe : désaccord autour de l’extension d’une rue scolaire le samedi

Publié le 16 septembre 2021 à 15:25 jeu 16/09/2021 - 15:25

La rue scolaire instaurée à la rue du Miroir à Seneffe était en question lors du dernier conseil communal. Le collège a proposé d’étendre son utilisation au samedi après-midi. L’opposition est contre. Selon elle, une extension ne peut s’appliquer que durant les heures d’écoles.

Ce point à l’ordre du jour fait suite à une demande du Patro de Seneffe. Il occupe les locaux de l’école fondamentale libre Saint-Cyr et Julitte les samedis après-midi. C’est à cet endroit que la rue scolaire a été instaurée en juin dernier. Le mouvement de jeunesse souhaiterait, pour des raisons de sécurité, que la circulation soit également interdite en sa présence. Soit de 14h15 à 14h45 et de 17h45 à 18h15.

Pour le groupe PS, cette demande n’est pas recevable : « On perd ici la notion de rue scolaire puisque les cours n’ont pas lieu le samedi. Une rue scolaire est une rue fermée exclusivement aux heures d’entrée et sortie d’école. Le Patro n’en fait partie et donc, nous ne pouvons pas l’accepter. », argumente le conseiller socialiste Michaël Carpin.

 Il ajoute qu’un autre élément, inscrit dans les conditions nécessaires pour mettre en place une rue scolaire, n’est pas pris en compte : l’accès des riverains à leur domicile. Il doit être garanti pendant les horaires de fermeture de la rue. Il ne l’est pas selon le conseiller communal.

« Ceux qui habitent dans le fond de la rue du Miroir ne peuvent descendre puisque l’autre accès est un sens unique. S’ils introduisent un recours aujourd’hui contre cette rue scolaire, ils gagnent à tous les coups. Et les 47.000 euros investis, on va pouvoir les démonter. »

 Le groupe AC+ partage l’avis des élus socialistes sur la définition d’une rue scolaire. Il déplore également les désagréments causés aux habitants de la rue du Miroir. Pour Eric Jenet, la réflexion autour de la sécurisation des abords des écoles doit peut-être dépasser la simple fermeture d’une rue.

« Finalement, qu’on place une rue scolaire ou pas, les parents continueront de venir avec une voiture aux abords des écoles et des lieux où l’on dépose les enfants pour les mouvements de jeunesse. Je n’ai rien non plus contre les mouvements de jeunesse mais je crois qu’il faut responsabiliser les parents. Et permettre aux riverains de mener une vie normale. Donc, on soutiendra le PS dans le refus de ce point. »

 L’échevin de la Mobilité, Nicolas Dujardin, a rappelé que des diagnostiques sont réalisés sur le terrain et que des actions de sensibilisation et d’information sont régulièrement menées.

« Il y a effectivement des manœuvres dangereuses qui mettent en péril la sécurité des enfants. On investit massivement dans toutes les alternatives permettant de se rendre de manière sécurisée à l’école. Dans nombre de situations, il y a une minorité d’automobilistes qui, quelles que soient les campagnes de sensibilisation et d’information menées, ne respectent pas et ne sont pas sensibles à ce type d’arguments. »

Avant le vote du point, Michaël Carpin a encore attiré l’attention de la majorité sur les aspects légaux de la décision à prendre.

« On prend ici une décision de règlement de police. On ne peut pas faire n’importe quoi. Nous ferons tout ce qu’il faut pour que ce point ne soit pas valide et nous déposerons un recours si vous persistez. C’est tout à fait illégal ce que vous êtes en train de faire. »

Le conseil s’est finalement prononcé pour le projet tel que proposé avec 11 votes pour, 5 votes contre et une abstention.

La bourgmestre a rappelé que ces règlements complémentaires de police font l’objet d’une tutelle de la région. C’est elle qui jugera de la validité ou non des éléments présentés dans le cadre de la proposition d’extension de la rue scolaire.

 M. Pintus

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