C’est la guerre entre le ministre régional des Engagés François Desquesnes et le conseiller communal Ecolo d’Ecaussinnes Arnaud Guérard. En cause, le renouvellement du permis de TotalEnergies Petrochemicals.
C’est un euphémisme de dire que le ministre régional n’a pas apprécié la sortie du conseiller communal. Sur sa page Facebook, Arnaud Guérard accuse le ministre d’avoir en toute discrétion délivré un permis light à la multinationale et d’avoir supprimé lors du recours des éléments essentiels.
On parle notamment d'une étude d'impact sur les pollutions polymères attestées autour du site de Total Petrochemicalse, également d'une obligation de dépolluer le site et d'une obligation de limiter le permis pour une durée de cinq ans, de manière à s'assurer de la bonne réalisation de toutes ces obligations dans le chef de Total. Ce qui est extrêmement interpellant, c'est que le ministre Desquesnes a cédé aux exigences de Total finalement dispensé de conditions fixées par sa propre administration.
Le post de l’élu écaussinnois a entrainé une volée de commentaires injurieux à l’égard du ministre Desquesnes qui se demande comment on peut jouer de la sorte avec la vérité.
Quand j'entends ça, quand je lis ce que certains osent écrire facilement derrière leur écran sur Internet, c'est l'incompréhension totale parce que ce n'est pas du tout l'attitude à la fois des fonctionnaires de la Région wallonne à Charleroi qui ont traité le dossier et de Namur, en recours, ou de moi-même. C'est un dossier qui est traité avec le plus grand sérieux au niveau de la Région wallonne. Et quand on écrit derrière son ordinateur des résumés et des fausses informations, c'est un vrai scandale.
Le ministre a longuement répondu point par point à son détracteur. Il estime in fine que plutôt que céder à Total, il a renforcé les garanties environnementales.
En ce qui concerne les Pfas, le ministre rétorque qu’au moins des normes sont à présent fixées.
Autre grief formulé par Arnaud Guérard, François Desquesnes a refusé la proposition de création d’un comité d’accompagnement comprenant des citoyens. « Il balaye la transparence » condamne l’Ecolo, tandis que le ministre répond qu’une commission Environnement-Sécurité existe déjà.
Les réponses ministérielles n’ont pas satisfait l’élu local qui envisage un recours au Conseil d’Etat.
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