Les syndicats et enseignants ont lancé de nouvelles actions mais cette fois au domicile du député Loris Resinelli. L'objectif : montrer le mécontentement suite aux textes qui ont été approuvé par le parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles.
Une action symbolique pour interpeller les élus
Bougies, paillasson et tracts distribués dans les boîtes aux lettres du quartier : les enseignants et représentants syndicaux ont choisi une forme de protestation pacifique mais visible pour faire entendre leur mécontentement.
Réunis devant le domicile du député Les Engagés Loris Resinelli, les manifestants dénoncent plusieurs mesures qui doivent être soumises au vote au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour Hugo Savary, délégué syndical au Collège de Binche, ces réformes risquent d’avoir des conséquences importantes sur l’enseignement et sur les familles.
« Les enseignants se sentent lâchés par Les Engagés », affirme-t-il.
« On va perdre la gratuité pour certains enfants, le minerval va augmenter dans le supérieur et plusieurs mesures vont impacter directement les enseignants du secondaire. »
Le syndicaliste pointe également les nombreuses interrogations qui entourent encore la mise en œuvre de certaines réformes.
« Aujourd’hui, certaines directions ne savent toujours pas comment elles vont organiser l’année scolaire prochaine. »
Un sentiment de trahison
Les manifestants espéraient pouvoir échanger avec le député, mais celui-ci n’était pas présent. Une absence qui a renforcé la frustration de plusieurs participants.
Parmi eux, Ariane Van Landeghem, déléguée syndicale à l’Institut technique de Morlanwelz, ne cache pas sa déception vis-à-vis des Engagés.
« Je me sens vraiment trahie », confie-t-elle.
« J’ai déjà discuté avec certains députés par le passé et ce qu’ils défendaient pour l’enseignement est aujourd’hui totalement remis en question. »
Selon elle, les réformes actuellement portées par le gouvernement vont à l’encontre des engagements pris auparavant envers le secteur.
« Ils détricotent tout ce qui avait été construit et je ne suis pas d’accord avec cela. »
Une mobilisation appelée à durer
Pendant ce temps, les textes contestés étaient débattus lors d’une séance plénière particulièrement animée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Mais quel que soit le résultat des votes, les syndicats assurent que la contestation ne s’arrêtera pas.
« On est vraiment en colère », insiste Ariane Van Landeghem.
« Les collègues sont déterminés et nous serons présents dans les prochaines actions, que ce soit à La Louvière, à Bruxelles ou ailleurs. »
Même détermination du côté de la CGSP.
« Le mouvement n’est pas près de s’essouffler », prévient Gregory Van Exaerde, technicien CGSP.
« Nous ne sommes pas prêts à abandonner face à des mesures qui pourraient entraîner des pertes d’emplois et toucher davantage les publics les plus fragiles. »
Sur le même sujet
Recommandations
Morlanwelz: la taxe terrasse revue à la baisse
Braine-le-Comte: mobilisation et séance d'info à l'institut St Gabriel
Procès Falzone : le manque de signalisation et le freinage avant l'impact au cœur de la plaidoirie de Me Discepoli