Vendredi, le collège St-Vincent de Soignies s'est mobilisé contre les réformes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Malgré l’adoption du décret-programme la veille, professeurs et élèves ont tenu à maintenir leur action de contestation.
Main dans la main, les élèves du collège Saint-Vincent forment une chaîne humaine jusqu’au cimetière. Cette action symbolise la « mort de l’enseignement » et remet en cause les réformes du décret-programme 2.
Depuis quelques jours, les élèves multiplient les actions en soutien à leurs professeurs. Ces jeunes se montrent particulièrement anxieux face à leur avenir, notamment face à l'augmentation du minerval à 1 200 euros, mais aussi pour celui de leur corps enseignant.
De son côté, la ministre Élisabeth Degryse dit s’inquiéter d’une forme d’instrumentalisation de la jeunesse par les organisateurs de ces mouvements de contestation. Une prise de parole fermement contestée par les élèves et les enseignants du collège Saint-Vincent. Ils assurent que les jeunes soutiennent leurs professeurs de leur plein gré et décident eux-mêmes de créer ces manifestations ou d’y participer.
En raison des nombreuses perturbations lors de cette année scolaire, certaines écoles ont d'ores et déjà décidé d’annuler les examens. Au collège Saint-Vincent, la situation reste floue concernant le maintien des épreuves. Les élèves et leurs parents attendent une décision définitive dans les semaines à venir.
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