Ce matin, les parents des élèves de l’institut St Gabriel à Braine-le-Comte étaient conviés à partager un petit-déjeuner avec les enseignants afin d’en savoir plus sur leurs revendications et surtout le déroulement de cette fin d’année.
Mobilisation à l’Institut Saint-Gabriel : enseignants et parents face aux inquiétudes
Depuis une semaine, l’Institut Saint-Gabriel de Braine-le-Comte est secoué par une série d’actions menées par le collectif « Mars Attacks », qui rassemble de nombreux enseignants. Face à la mobilisation, les professeurs ont souhaité dialoguer avec les parents d’élèves en organisant un petit-déjeuner d’information.
Pour les enseignants, l’enjeu est clair : faire comprendre les conséquences concrètes des mesures envisagées par le gouvernement.
Kevin Barba, enseignant à l’Institut Saint-Gabriel et membre du collectif :
« Il y a déjà eu des mesures qui ont été votées contre nos avis, avec pourtant une manifestation de notre part à plusieurs reprises. Les mesures actuelles, donc celles qui vont être votées dans le décret programme demain, c'est les hausses de minerval qui vont impacter directement les élèves du supérieur, c'est la disparition de certaines options, la disparition de beaucoup de postes au niveau des professionnels de l’enseignement, avec une augmentation de la charge de travail dans le degré supérieur, ce qui va impliquer en fait une diminution des heures pour les gens qui travaillent à l’intérieur. Il y a toute une série de choses qui nous impactent directement, notamment aussi le manque de moyens financiers dans les établissements qui étaient déjà présents avant les mesures et qui va s'amplifier d'autant plus avec ce que le gouvernement met en place. »
Du côté des parents, si le soutien au corps professoral est bien réel, les inquiétudes restent nombreuses quant à la fin de l’année scolaire.
Parent d’élève :
« Les décisions qui sont prises au niveau du gouvernement sont très mauvaises. Et donc nous, on est tout à fait d'accord avec ce qui se passe. Mais voilà, il faut des solutions pour pouvoir terminer cette année correctement. »
Parent d’élève :
« On a eu pas mal d'informations qui ont répondu à beaucoup de nos questions en tout cas, et je comprends tout à fait l'action. On comprend tout à fait que, en grande partie, ce sont quand même nos enfants qui sont impactés et c'est leur avenir qui se joue. »
Les enseignants, eux, insistent sur leur volonté de ne pas pénaliser les étudiants malgré la mobilisation.
Kevin Barba :
« Nous, on n'a jamais voulu prendre en otage les étudiants ni leurs parents. Ce que nous voulons faire, c'est nous faire entendre au Parlement. Et donc on essaie d'expliquer aux parents que cette situation de crise sera prise en compte lors des délibérations de fin d'année. On essaie de tenir le coup le maximum de temps, en sachant aussi que les délibérations iront dans ce sens. »
Certains parents restent néanmoins attentifs à l’impact à plus long terme des décisions politiques.
Parent d’élève :
« Nous sommes tout à fait rassurés. Il a travaillé correctement toute l'année, donc je ne m'inquiétais pas trop à ce niveau-là, mais comme il restait quand même pas mal de modules, il faut voir l’impact s’ils ne sont pas donnés. Maintenant, le vote va se faire demain. S’il est accepté, quel sera l’impact pour le mois de septembre ? »
Pour l’heure, les examens devraient être maintenus comme prévu. Mais la situation reste incertaine et pourrait évoluer rapidement. Une chose est sûre : la volonté des enseignants de se faire entendre avant qu’il ne soit trop tard est plus que jamais affirmée, et de nouvelles actions sont déjà envisagées dans les jours et semaines à venir.
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