Le peintre Riccardo Barattucci laisse derrière lui une œuvre marquante, portée aujourd’hui par la volonté de ses proches de la faire perdurer. À travers expositions et initiatives solidaires, sa mémoire continue de s’inscrire dans le temps.
Atteint d’un glioblastome, un cancer encore particulièrement complexe à traiter, l’artiste et son entourage ont très tôt fait face à l’incertitude.
Dans ce contexte, une décision s’est rapidement imposée à tous :
« On s'est dit aussi bien avec ses enfants qu'avec Riccardo lui-même et comme moi, que quoi qu'il arrive, on voulait continuer à faire vivre son travail, diffuser sa démarche. »
Cette volonté prend aujourd’hui la forme d’une exposition posthume, qui dépasse le simple hommage artistique. Elle s’inscrit dans une démarche solidaire, visant à soutenir la recherche contre le cancer et à donner un sens profond à l’héritage laissé par l’artiste.
C’est dans ce contexte qu’une collaboration s’est nouée avec le Centre Indigo, organisateur de l’événement MelAlive.
« On a eu un contact avec le Centre Indigo qui est organisateur du MelAlive », explique Axelle Huygens. « Le MelAlive, c'est un événement solidaire organisé en mémoire de Mélanie Delhaye […] et qui a en fait le même parcours dans la maladie que Riccardo. »
L’édition actuelle a ainsi été l’occasion d’organiser cette première exposition posthume.
« C'était l'occasion pour nous d'organiser cette première exposition posthume en hommage à Riccardo mais aussi à Mélanie. Et on soutient surtout la recherche contre le cancer. »
Principalement tourné vers la peinture abstraite, le travail de Riccardo Barattucci se distinguait aussi par des incursions régulières dans le folklore local. Chaque année, il retrouvait avec plaisir le thème du carnaval, et en particulier la figure du Gille, emblématique de la région.
« Chaque année, il aimait peindre son folklore, son carnaval, comme il le vivait. C'était son plaisir annuel », confie Axelle Huygens.
Pour cette exposition, le choix s’est porté sur cette facette de son œuvre.
« On a décidé de se consacrer à son travail sur le Gille parce que ça touche la région, parce que c'est quelque chose de vivant », précise-t-elle. « Dans son travail, il y a cette notion de partage, ce côté humain qui était très très important pour lui. »
À travers cette initiative, l’œuvre de Riccardo Barattucci continue de circuler, de rassembler et de transmettre. Bien plus qu’une exposition, il s’agit d’un prolongement de son regard sur le monde : un art profondément humain, qui continue d’exister au-delà de l’absence.
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