Depuis plus d’une semaine, les travailleurs de Bpost prennent part à des actions de grève. Pour Fabien Procureur, permanent syndical à la CGSP, le mouvement est loin de s’essouffler.
« La semaine passée, les grèves tournantes et le blocage complet de la région se sont opérés par les travailleurs », explique-t-il.
Mais malgré cette mobilisation, « aucune nouvelle positive » n’est venue de l’entreprise. Résultat : une nouvelle semaine d’actions est engagée.
Contrairement à certaines interprétations, le conflit ne se limite pas à une simple question d’horaires.
« On entend que c’est une histoire d’horaire, mais c’est marginal par rapport au reste du dossier », insiste le syndicaliste.
Des négociations sont toutefois prévues. Une première réunion est fixée au 13, suivie de quatre autres rencontres.
« Ça peut être des réunions au finish comme des réunions d’une demi-journée », précise Fabien Procureur.
Et ces positions pourraient se durcir. La mobilisation semble en effet s’élargir.
« Les gens qui n’avaient pas encore compris qu’ils étaient impactés le sont aujourd’hui », observe-t-il.
Une prise de conscience qui se traduit par une participation accrue aux actions de grève.
Reste toutefois une partie du personnel plus sceptique.
« Il y a toujours des gens persuadés que ça ne sert plus à rien de se battre », reconnaît le permanent syndical. « Mais c’est la démocratie : ils peuvent aussi choisir de travailler. »
Dans un climat social tendu, les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour l’avenir du mouvement et pour les conditions de travail au sein de Bpost.
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