Le 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes, approche. L’occasion pour la FGTB, la GGSP et certaines associations de déjà marquer l’événement à leur manière. Au programme : distribution de tracts et marche dans les rues de La Louvière.
Dès 7 heures du matin, les affiches sont brandies. La CGSP, la FGTB et plusieurs associations de défense des droits des femmes distribuent des tracts devant la gare de La Louvière-Sud. Leur objectif : sensibiliser à la réalité vécue par de nombreuses femmes au quotidien. « Une journée est composée de 24 heures. Mais pour les femmes, elle dure 30 heures. Quand elle se lève, elle doit tout planifier. Elle doit également s’inquiéter pour son travail. La femme en elle-même est oubliée. On réclame de la reconnaissance et une égalité réelle », déclare Shadia Mutani, présidente de la commission des femmes de la CGSP.
Du côté des associations, on suit le mouvement. La lutte pour les droits des femmes n’a jamais semblé aussi primordiale. « Le système est aujourd’hui oppressant pour les femmes. C’est important de sensibiliser ceux qui votent pour nos représentants politiques. Aujourd’hui, il n’y a pas assez de mesures pour punir les auteurs de violences conjugales. Ils n’ont pas encore compris que les femmes ne sont pas des punching-balls », explique Cécile Rugira, directrice du service d’hébergement de Solidarité Femmes.
Parmi les syndicalistes présents, on retrouve aussi des hommes. Ils tenaient à être là pour marquer leur soutien à cette action. « Quand le gouvernement prend des mesures liées aux pensions alors que l’on sait que les femmes ont des carrières incomplètes car, malheureusement, elles se consacrent davantage aux tâches familiales. Cette situation fera qu’elles auront des pensions plus basses que les pensions minimum », annonce Ahmed Ryadi, secrétaire régional FGTB Centre.
Durant la suite de la matinée, le cortège rouge a défilé dans les rues de La Louvière avant de s’arrêter sur la place Mansart, où plusieurs discours ont été prononcés. Les organisatrices en ont également profité pour adresser une requête aux autorités louvieroises : changer le nom du boulevard des Droits de l’Homme en boulevard des Droits de la Femme.
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