Le DPK Carnières - Morlanwelz, fort de 300 affiliés, développe un projet 100 % féminin. Avec l’appui de l’internationale belge Marjorie Carpréaux (157 sélections), le club veut faire progresser ses joueuses et renforcer le basket féminin.
Hyperactive sur le terrain durant sa carrière, l’ancienne internationale belge Marjorie Carpréaux continue aujourd’hui de transmettre sa passion du basket. Présente lors du stage organisé par le DPK à Morlanwelz, elle partage son expérience avec les jeunes joueuses et s’investit dans le développement du projet féminin du club.
« J’avais l’opportunité de venir passer la semaine au stage. Cela me permet aussi d’apprendre à transmettre mon savoir, non plus seulement comme joueuse mais aussi comme entraîneur. C’est quelque chose de spécial et de très sympa »
Projet féminin en pleine construction
L’arrivée de Marjorie Carpréaux s’inscrit dans une dynamique plus large. Le club souhaite poursuivre le développement de sa section féminine, après une saison prometteuse comme le souligne le directeur sportif Philippe Karbowiak.
« Ce projet est la continuité de cette saison durant laquelle nous avons eu la chance de constituer une équipe U16 féminine qui a très bien performé puisqu’elle s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du Hainaut. L’idée est de poursuivre sur cette base avec ce groupe, dont une partie évoluera l’an prochain en U19. Nous voulons également étoffer ces équipes et peut-être ouvrir une formation U14. »
Binôme complémentaire
Pour structurer ce projet, le club mise sur un duo complémentaire. Marjorie Carpréau apporte son expérience du haut niveau et son énergie, tandis que le directeur sportif se concentre davantage sur l’organisation et la structuration du projet.
« Elle apporte son expérience et son peps. De mon côté, j’ai une approche plus cartésienne dans la manière de structurer l’encadrement des équipes. Ensemble, cela peut former un très bon binôme. »
Concrètement, son rôle sera d’aider les joueuses à progresser sur plusieurs aspects : compréhension du jeu, gestion mentale et développement individuel.
« Elle apporte beaucoup de précision dans la manière d’exploiter le jeu. Elle travaille aussi sur la gestion des émotions et la manière de progresser pour performer. Elle reste également en contact avec les filles via un groupe commun et des échanges réguliers. »
Impliquée malgré une carrière toujours active
À 38 ans, l’ancienne internationale belge n’a pas encore totalement tourné la page de sa carrière de joueuse.
« Ma carrière n’est pas encore terminée, je peux encore repartir jouer à l’étranger à tout moment. Mais dès que je suis en Belgique, je serai présente le plus possible aux entraînements et aux matches ».
Former les joueuses de demain
L’objectif du projet est clair : attirer de nouvelles joueuses et leur permettre de progresser vers le plus haut niveau.
« Nous voulons attirer le plus de joueuses possible afin de travailler et, pourquoi pas, les amener vers des sélections provinciales, puis nationales. »
Et selon Marjorie Carpréau, les bases sont déjà solides.
« Les filles ont un très bon niveau et surtout elles aiment le basket. C’est essentiel. Certaines sortent déjà du lot, mais elles sont toutes travailleuses. Et dans ce sport, même avec du talent, si on ne travaille pas, on n’y arrive pas. »
L’ancienne meneuse apporte notamment son expertise technique : dribble, passes, vision du jeu et lecture des situations.
Des jeunes joueuses conquises
Du côté des joueuses, la présence d’une athlète expérimentée est une vraie source de motivation.
« On aime bien leur manière de travailler. On travaille en duo comme les garçons et les coaches s’investissent vraiment pour nous ».
La présence de Marjorie Carpréau est particulièrement appréciée.
« Elle nous donne confiance en nous. Elle nous montre qu’on est capables et que c’est déjà bien d’être arrivées là. »
Sur le plan technique aussi, les progrès sont visibles.
« Elle nous apprend beaucoup de choses, surtout au niveau du dribble et de la vision du jeu. Elle nous explique aussi comment améliorer notre posture et notre manière de jouer. »
Pour certaines, cette rencontre nourrit déjà de nouvelles ambitions.
« Devenir professionnelle ? Pourquoi pas… si y a moyen »
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