Ce jeudi 7 mai, le rapport de l’expertise technique du véhicule de Paolo Falzone au moment du drame a été présenté et l'expert automobile Marc Van Lierde a été auditionné. Selon ses conclusions, l'accusé n'a pas "pilé sur les freins" comme il le prétend.
Ce jeudi 7 mai, le rapport de l’expertise technique du véhicule de Paolo Falzone au moment du drame a été présenté et l'expert automobile Marc Van Lierde été auditionné.
Pour rappel, le véhicule de l'accusé est une BWM 530E appartenant à BMW Financial Services Belgium SA.
Pour réaliser une reconstitution, Marc Van Lierde a conduit au volant d'une BMW X5 à 140 km/h. L’expert a confié à l'assemblée "ne pas avoir été à l'aise" à une telle vitesse.
Selon les résultats issus de l’extraction des données de l’airbag, on voit qu’au moment de l’impact, Paolo Falzone roulait à 105 km/h.
L’expert a également abordé la vitesse et le freinage au moment du franchissement du corps du gille Frédéric D’Andréa.
« Si on freine de manière normale et si on maintient le freinage jusque l’arrêt, le véhicule s’arrêtera toujours avant le franchissent du piéton. »
Dans ses conclusions, l'expert précise que même avec une vitesse supérieure à la vitesse autorisée, on a largement le temps pour s’arrêter.
En appliquant le freinage d’urgence, le heurt aurait eu lieu à 34km/h au lieu de 105 et il ne serait entré que 3-4 mètres à l’intérieur du groupe. Donc avec des conséquences moindres.
Selon le rapport de l'expert automobile, le prévenu n'a donc pas "pilé sur les freins" comme il le prétend.
" Une impression de voir des gens en l'air "
Au moment des différentes questions, Paolo Falzone a notamment été interrogé sur le freinage et sur le fait qu’il avait encore son téléphone au moment de l’impact. Me Mayence a demandé au prévenu s'il se filmait encore au moment du premier choc.
Quand je pile sur les freins, ma tête tape contre le pare-brise, j’ai perdu le contrôle et le téléphone est tombé. Je pense que ma tête a d’abord tapé le pare-brise et que le téléphone est tombé. Je n’ai pas continué à filmer.
Me D'Agristina a demandé au prévenu la raison pour laquelle il n'a pas lâché son téléphone.
J’étais tellement sous le choc. Pour moi, il était tombé. Je ne comprends pas. Je ne sais pas l’expliquer. Ai-je continué à filmer ? J’ai envie de dire non.
Paolo Falzone a également été interrogé par Me De Beco sur sa réaction au moment où il entrait dans le groupe.
« Après avoir vu les reproductions, les images… Est-ce que vous vous êtes rendu compte de ce que vous heurtiez ? », s'interroge l'avocat.
L'accusé a répondu qu'il n'avait pas réalisé tout de suite.
On était dans un chaos total. J’avais le visage en sang. Je l’ai réalisé après 10, 20, 30 secondes après qu’il était arrivé un drame.
Me De Beco a également questionné le conducteur sur ce qu'il pensait avoir heurté.
« J’ai entendu des bruits, des hurlements, j’ai vu comme une ombre, une impression de voir des gens en l’air », a précisé le prévenu.
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