Paolo Falzone a été reconnu coupable de sept meurtres. Le verdict était celui attendu par les parties civiles dont les "femmes" de Frédéric d'Andréa, le Gille décédé. Sandra, sa veuve, et Marie, sa fille aînée, nous ont livré leurs impressions.
Dans la famille de Frédéric D’Andréa, le Gille décédé le 20 mars 2022, l’épouse et les deux filles se sont très peu exprimées durant le procès. Ce vendredi, Sandra et Marie, l’aînée, ont accepté de se confier.
Satisfaites du verdict
Ce vendredi, le verdict est tombé : Paolo Falzone a été reconnu coupable du meurtre de leur père et mari, comme pour les autres victimes. À l’image des autres parties civiles, elles non plus n’ont pas pu retenir leurs larmes lorsque l’audience a été suspendue. Les six semaines de procès ont en effet été longues et éprouvantes.
"Un soulagement", lance d’emblée Sandra D’Andréa, la veuve de Frédéric D’Andréa. "C’est enfin fini. Nous clôturons le chapitre de ce procès et de toute cette histoire."
L'important pour nous est qu'il a été reconnu coupable de meurtre.
Avant de tourner définitivement la page, la famille reviendra la semaine prochaine pour les plaidoiries et le verdict sur les peines, un moment également très attendu.
"Dix, vingt ou trente ans, cela ne change pas grand-chose, déclare Sandra. Nous savons que cela ne nous rendra pas ce que nous avons perdu. Qu’il prenne la peine maximale afin de devoir effectuer au moins un tiers de sa peine, car nous savons qu’en Belgique, il existe de nombreuses réductions de peine. Le jury a estimé qu’il n’y avait pas de préméditation. Il a considéré, en son âme et conscience, que les preuves n’étaient pas suffisamment solides. Mais le plus important était qu’il soit reconnu coupable de meurtre. C’est l’essentiel."
Un procès long et éprouvant
Quelques minutes après les larmes de soulagement, les sourires avaient repris place sur les visages de Sandra et de ses filles, Marie et Zélie. Pour elles aussi, le verdict est à la hauteur de leurs espérances, même si le caractère prémédité des faits n’a pas été retenu.
"On s’en doutait un peu", reconnaît Marie. "Je pars souvent du principe qu’il vaut mieux s’attendre au pire pour ne pas être déçue."
Ce vendredi, elle a, elle aussi, ressenti un profond soulagement.
"C’est le mot, oui, confirme-t-elle. Surtout, nous pouvons avancer, même s’il restera toujours des questions en suspens. Savoir pourquoi il a agi ainsi ou ce qu’il pense réellement. Sur ce point-là, je reste un peu sur ma faim."
Il reste quand même quelques questions en suspens
Le procès, mais aussi les quatre dernières années, ont été chargés en émotions pour la jeune femme de 27 ans.
"Psychologiquement, ces dernières semaines ont été longues, mais je m’y étais un peu préparée, comme ma maman et ma sœur. Tout ce qui a été présenté, je l’avais déjà vu. Je n’ai donc pas été très choquée, même si cela reste des moments difficiles. Pourtant, lorsqu’ils ont diffusé la vidéo montrant mon papa sur la voiture puis le véhicule franchissant son corps, cela a été insoutenable. J’ai d’ailleurs quitté la salle."
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