Pour manifester contre le décret-programme voté il y a quelques jours en Fédération Wallonie-Bruxelles, les élèves de rhéto de l'Institut Saint-Gabriel à Braine-le-Comte se sont mobilisés ce lundi matin.
Ce matin, les élèves de rhéto de Saint-Gabriel étaient présents le long de la route avec des pancartes pour alerter et sensibiliser les usagers de la route.
"Klaxonne en soutien", "Sans éducation, aucun avenir" ou encore "Élèves aujourd'hui, citoyens demain", voici quelques-uns des slogans que l'on pouvait lire sur les pancartes de ces élèves.
À l'initiative de ce mouvement de protestation contre le décret-programme : Lisa, une élève de rhéto.
Mon frère est à Saint-Vincent et là-bas ils ont fait des actions. Je me suis dit qu'ici, à part les professeurs, personne ne faisait rien. Je me suis dit que c'était aux élèves de se bouger. On ne va pas se laisser faire. Ce n'est pas normal ce qui se passe.
L'augmentation du minerval impactera bientôt les élèves de rhéto
Pour soutenir leurs enseignants qui ont mené de nombreuses actions la semaine dernière, ces jeunes leur ont fait part, ce week-end, de leur volonté de se mobiliser. Une initiative saluée par les professeurs.
« Ils ont rameuté l'école pour pouvoir s'exprimer et nous laisser un petit peu de répit pour reprendre des forces parce que nous sommes assez fatigués », exprime Nadia Zylmans, professeure d'art dans le premier degré différencié.
Avec l'augmentation du minerval, l'avenir des élèves risque également d'être impacté par cette réforme de l'enseignement.
« C'est cher. Certains ont la chance d'avoir des parents qui peuvent le payer mais ils n'ont pas tous cette chance. Ils vont devoir mettre leurs études de côté et c'est dommage car c'est nous l'avenir du pays. Ce n'est pas dans l'école qu'on doit puiser pour combler les dettes de l'État », déplore Lisa.
L'Institut Saint-Gabriel fortement touché par les réformes
Une action qui permet au corps enseignant de se sentir soutenu par ses élèves dans ce combat.
« Il y a plein de réformes qui nous désespèrent et surtout aussi la perte d'emplois qui nous touche très fort ici à Saint-Gabriel. Dans notre école, la réforme du qualifiant nous impactera également. De plus, je suis enseignante en différencié et l'an prochain tous les élèves vont être englobés dans des classes avec des niveaux tout à fait différents », conclut Nadia Zylmans.
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