Les ouvriers des services cimetières sont sur le qui-vive pour permettre aux proches de se recueillir dans des lieux sécurisés et bien entretenus. A Epinois, la verdurisation a pris place au sein de ce lieu de repos et riche en histoire, rempli de tombes qui font également l'objet de vols.
Dans l'ancien cimetière d'Epinois, repose, la famille proche d'Alix. Ses grands-parents, parents ainsi que sa soeur. Comme chaque année et à quelques jours de la Toussaint, l'heure est au nettoyage des tombes de ces défunts, sous le soleil cette fois.
Il faut compter une demi-heure, par tombe. J'en ai encore deux à côtés , j'ai deux soeurs qui sont enterrées dans le nouveau cimetière.
Pendant ce temps, ce sont les ouvriers qui sont occupés à débroussailler. Tout doit être prêt pour pouvoir accueillir les familles et les proches dans les meilleures conditions.
Le service entretien nettoie les tombes et ramasse tout pour ne pas que les gens se blessent nous explique le responsable du service de l'entretien des cimetières.
Ce lieu de recueillement situé à Epinois, fait partie de ces cimetières qui ont pris le chemin de la verdurisation. Les graviers et cailloux ont laissé place notamment aux trèfles qui empêchent le jaunissement de l'herbe. Un concept qui réduit la charge d'entretien et qui invite à la promenade.
On a arrêté la pulvérisation, on a dû trouver une solution.
On envisage, de mettre des bancs dans les cimetières. Ce sont bien souvent des personnes âgées qui viennent, elles demandent à se reposer et après de remonter jusqu'à leur tombe.
Des tombes qui cette année, seraient un peu moins fleuries. Du moins, c'est le constat que dresse Philippe Besin, qui arpente les allées des cimetières de la Ville depuis près de 20 ans.
Les gens sont partis en vacances et c'est une tradition qui se perd tout doucement. Les générations anciennes ne sont pas là et la nouvelle génération n'est pas trop cimetière.
Autre constat, à la hausse cette fois. Ce sont les vols de pièces dérobées dans les cimetières.
On constate des pots, des fleurs, des statues en bronze arrachées et c'est pour cela que nous avons installé des barrières automatiques.
Une période assez chargée pour toutes ces équipes qui, dès le premier décembre, délesteront les cimetières de leurs chrysanthèmes.
Si vous croisez par hasard Philippe Besin dans l'une de ces allées, ne l'appelez pas Monsieur le fossoyeur. Ce terme qu'il trouve un peu péjoratif, ne lui plait guère.
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