Suite aux mesures envisagées par le gouvernement et la FWB, le prix des cantines scolaires pourrait exploser et devenir inaccessible pour bon nombre d’élèves. Nous nous sommes rendus dans une école maternelle à Ressaix pour y mesurer l’impact.
Cantines scolaires : une double peine qui inquiète familles et écoles
L’avenir des cantines scolaires suscite de vives inquiétudes. Entre l’augmentation annoncée de la TVA au niveau fédéral et la suppression de la gratuité des repas chauds décidée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, les écoles font face à ce que certains qualifient déjà de « double peine ».
D’un côté, le gouvernement fédéral Arizona prévoit de faire passer la TVA sur les repas scolaires de 6 à 12 %. Une hausse qui, selon Kevin Van Houter, échevin de l’enseignement à Binche, sera inévitablement répercutée sur les parents.
« Au final, c’est le consommateur qui va payer, soit l’école, qui devra ensuite répercuter ce coût d’une manière ou d’une autre sur les parents. »
— Kevin Van Houter, échevin de l’enseignement à Binche
Parallèlement, la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de supprimer le subside de gratuité pour les repas chauds. Une décision lourde de conséquences pour les établissements scolaires, qui perdent ainsi un soutien financier essentiel.
Les bienfaits d’un repas sain et équilibré sur la concentration, la réussite scolaire et le développement personnel des enfants ne sont pourtant plus à démontrer.
« C’est un levier pour la fréquentation scolaire et pour les apprentissages. Un enfant qui mange sainement est plus ouvert aux apprentissages et donc plus enclin à la réussite. »
— Carole Bearelle, directrice de l’école maternelle communale de Ressaix
La suppression de la gratuité obligera les écoles à faire des choix difficiles, parfois au détriment des repas chauds. Une situation qui risque d’accentuer les inégalités sociales et de pénaliser les familles les plus précarisées.
À Binche, 280 élèves bénéficient actuellement chaque jour d’un repas chaud gratuit. Si ces repas deviennent payants, une baisse des commandes semble inévitable, impactant également les entreprises locales chargées de la préparation et de la livraison.
« Certaines sociétés ont déjà compris qu’elles allaient subir une baisse de commandes. »
— Kevin Van Houter
Si la hausse de la TVA est en voie de finalisation, les modalités exactes concernant la fin de la gratuité des repas pour les plus jeunes restent encore à discuter. Toutefois, un recul ou un abandon de ces mesures semble peu probable.
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