Le procès lié à la gestion du château de Vestric (France) s’ouvre ce mardi devant le tribunal correctionnel. Parmi les prévenus Jean-Marie Bogaert, directeur du centre Arthur Regniers, et un ancien député provincial MR, le brainois Gérald Moortgat.
Au centre de l’affaire : la location d’un château situé à Vestric-et-Candiac, propriété privée du baron Bogaert, par l’asbl liée au centre Arthur Regniers, destiné à accueillir des personnes en situation de handicap pour des séjours de vacances.
Selon l’enquête judiciaire, les montants liés à ces locations interpellent. Alors que certaines années affichaient des coûts déjà élevés, près de 280.000 euros auraient été déboursés en 2020… malgré l’absence totale de séjours en raison de la crise sanitaire. Ces dépenses avaient déjà été qualifiées d’« exorbitantes » dans un rapport interne.
Malgré cela, de nouveaux contrats auraient été conclus. La justice soupçonne que ces décisions ont été facilitées par des rapports favorables rédigés par Gérald Moortgat, aujourd’hui poursuivi pour faux et usage de faux.
Subsides publics et dépenses contestées
L’enquête met également en lumière d’importants frais annexes : entretien du château, coûts énergétiques, transport ou encore personnel. Plusieurs centaines de milliers d’euros auraient ainsi été pris en charge par la Province de Hainaut.
Plus grave encore, six ouvriers et une éducatrice auraient été rémunérés via des subsides publics, tout en travaillant en réalité pour l’entretien du domaine privé et la gestion de l’asbl liée au baron Bogaert. Le préjudice total est estimé à près de trois millions d’euros.
Des soupçons d’abus envers des résidents
Un second volet du dossier concerne des faits d’abus de confiance et d’abus de faiblesse. Le baron Bogaert est soupçonné d’avoir fait signer à certains résidents du centre des documents visant à lui céder tout ou partie de leur héritage, pour un montant dépassant les 300.000 euros. Un clerc de notaire est également poursuivi dans ce cadre.
La Province se dit victime
Dans un communiqué, la Province de Hainaut insiste sur son statut de partie lésée. Elle conteste toute responsabilité dans ce dossier et affirme avoir été trompée par des intervenants privés.
Selon elle, l’enquête a mis en évidence un « système » visant à détourner des fonds publics au profit de structures privées. La convention liant les différentes asbl aurait notamment dissimulé des coûts réels bien supérieurs à ceux présentés, alors même que le nombre de séjours diminuait.
La Province souligne que des informations incomplètes auraient été volontairement transmises aux autorités provinciales afin de masquer ces dérives. Elle rappelle également avoir mis fin à la convention en 2021, limitant ainsi l’ampleur du préjudice.
Rédaction web avec RTBF
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