Ces substances chimiques persistantes, de plus en plus surveillées par les autorités sanitaires, font l’objet d’une initiative lancée par le ministre de la Santé Yves Coppieters.
Des substances omniprésentes dans l’environnement
Les PFAS, souvent appelés « polluants éternels », sont utilisés dans de nombreux produits du quotidien. Mais dans le cadre de cette campagne, l’attention s’est d’abord portée sur l’eau de distribution.
On retrouve ces substances dans énormément de produits, mais le principe a été de se focaliser sur la contamination de l’eau de distribution, donc de l’eau de boisson , explique le docteur Etienne Van Honacker.
Ces composés chimiques peuvent s’accumuler dans l’organisme au fil du temps. Certaines conséquences sur la santé sont déjà bien identifiées.
Parmi les complications connues, on retrouve notamment une perturbation de la fonction thyroïdienne, des troubles au niveau du foie, ainsi qu’un risque accru de certains cancers, comme ceux des reins et des testicules chez l’homme ou du sein chez la femme, précise le médecin.
Des habitants en quête d’informations
Pour de nombreux participants, ce dépistage est avant tout l’occasion de savoir s’ils sont exposés et d’obtenir des réponses à leurs questions.
J’ai reçu le courrier comme la plupart de mes voisins et je me suis dit que c’était un bon check-up. Je voulais savoir où j’en étais et ce qu’il serait possible de faire ensuite. Je ne connais pas vraiment les impacts, donc je regarderai après si le test est positif, explique une habitante venue se faire tester.
Je pense que c’est important de savoir si on est contaminé ou pas. Je suis surtout inquiète pour mes enfants. Pour moi, vu mon âge, les risques sont peut-être moindres, mais on préfère savoir à quoi s’en tenir, ajoute une autre participante.
Selon le docteur Van Honacker, cette démarche est compréhensible.
Les gens veulent savoir où ils en sont dans cette contamination. Certains sont inquiets pour les complications éventuelles et ils viennent chercher des informations qu’ils n’ont pas encore pour protéger leur santé à l’avenir. Sur le plan médical, c’est tout à fait justifié.
Une campagne ciblée
Tous les habitants d’Écaussinnes ne sont toutefois pas concernés par cette campagne. Les invitations ont été envoyées uniquement aux foyers potentiellement exposés, c’est-à-dire ceux alimentés par un réseau spécifique d’eau de distribution.
Les participants doivent se présenter au rendez-vous munis de leur carte d’identité afin de confirmer leur inscription.
Toutes les maisons de la commune ne sont pas fournies par le même réseau d’eau, ce qui a constitué un critère limitatif pour l’envoi des invitations aux citoyens , rappelle le docteur Van Honacker.
Cette première phase de dépistage devrait permettre d’obtenir un aperçu plus précis de l’exposition des habitants et d’orienter, si nécessaire, les mesures de suivi sanitaire dans la commune.
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