Des manifestants sont partis ce jeudi matin de La Louvière-Sud pour rejoindre la manifestation nationale organisée à Bruxelles contre les réformes du gouvernement fédéral. Plusieurs travailleurs ont tenu à faire entendre leur voix.
Dans les rangs des participants, les inquiétudes sont nombreuses. Les réformes envisagées ou déjà appliquées par le gouvernement suscitent une forte opposition, notamment en matière d’indexation des salaires et de sécurité sociale.
« On est inquiet, on veut faire bouger les choses, repousser un peu les mesures de l’Arizona qui s’attaquent clairement à notre pouvoir d’achat avec cette réforme sur l’indexation et qui fragilise la sécurité sociale », explique une manifestante.
Les protestataires dénoncent également les changements apportés au chômage et ceux envisagés pour les pensions et l’organisation du travail.
« On se bat contre les réformes du chômage qui ont déjà malheureusement été mises en application, contre les réformes des pensions avec ce fameux malus, contre la flexibilisation et l’annualisation du temps de travail, ou encore contre la remise au travail des malades de longue durée à tout prix »
Malgré une mobilisation répétée ces derniers mois, certains reconnaissent que la participation peut devenir plus difficile.
« Ça devient plus compliqué de se mobiliser parce qu’il y a eu beaucoup de manifestations. Je peux le comprendre, mais il est plus que nécessaire d’être à Bruxelles aujourd’hui », confie une manifestante. « J’espère qu’on sera là en nombre. »
Pour les participants, ces actions ont déjà permis d’obtenir quelques ajustements dans certains projets de réforme.
« On a déjà prouvé par nos différentes actions que certaines parties des réformes ont été modifiées. On espère avoir un impact avec cette mobilisation aujourd’hui »
Du côté syndical, la détermination reste forte. Ahmed Ryadi, secrétaire régional de la FGTB Centre, estime que d’autres solutions existent pour faire face aux difficultés budgétaires du pays.
« La détermination va rester intacte et tant que ce gouvernement ne changera pas de cap, on la maintiendra », affirme-t-il. « Il y a d’autres moyens de régler les problèmes liés à la dette publique que d’aller dans la poche des travailleurs ou des pensionnés. »
Selon lui, les efforts devraient davantage se concentrer sur les profits des entreprises.
« On voit que les profits des entreprises augmentent. C’est là qu’il faut aller chercher des moyens, pas dans les poches des travailleurs », insiste-t-il.
Malgré la fatigue des mobilisations successives, les manifestants estiment ne pas avoir d’autre choix que de continuer à descendre dans la rue pour défendre leurs droits.
« On a avancé, on a fait des petits pas, mais on les a faits. Ça montre que ça bouge », conclut une participante. « On n’a pas le choix que d’être dans la rue pour montrer que les travailleurs ne se laisseront pas faire. Les acquis sociaux, on ne veut pas qu’on nous les enlève. »
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