A Braine-le-Comte, plus de 400 personnes seront exclues du chômage. Pour accueillir les demandeurs du Revenu d’Intégration sociale, il a fallu procéder à des engagements et réaménager des locaux.
Depuis le deux janvier, les personnes comptant 20 ans de chômage peuvent se présenter à l’administration du CPAS en vue d’obtenir le RIS, le revenu d’intégration sociale.
Les chiffres transmis par l'ONEM nous parlent de 449 personnes pour Braine-le-Comte, précise Anne-Catherine Roobaert, présidente du CPAS. Mais selon la Fédération des CPAS, normalement, un tiers de ces personnes seulement devraient se présenter. Donc on aura trois vagues successives une en janvier 1 en mars et une une plus grosse vague en avril, avec plus ou moins à chaque fois une centaine de personnes exclues du chômage.
A partir du premier mars, les exclus ayant entre 8 et 20 ans de chômage et à partir du 1 avril, ceux ayant entre 2 et 8 ans de chômage pourront pousser la porte de leur CPAS. Ce mardi, ils étaient déjà douze à avoir entrepris cette démarche. Mais en attendant le rush, il a fallu procéder à quelques aménagements pour les accueillir.
Les bureaux du CPAS sont un peu exigus dans le bâtiment administratif. Et donc, on est en train d'aménager des bureaux d'entretien à l'entrée et à gauche du CPAS. Donc on a dû faire de la place pour accueillir le personnel et faire un gros travail d'archivage et de déchiquetage.
Plusieurs tonnes de documents ont été détruites et d’autres ont été déposées aux Archives de l’Etat.
La réforme du chômage entrainera aussi l’engagement de deux assistants sociaux supplémentaires. Des travailleurs sociaux qui doivent parfois faire face à des personnes inquiètes pour leur avenir, a observé Nikolas Partacz, assistant social.
Une des plus grandes angoisses, c'est vraiment rentrer dans les conditions. Les personnes viennent et ont un peu peur parce qu'ils pensent que parce qu'elles sont propriétaires, elles n'ont pas droit au RIS. Les gens aussi fâchés contre la réforme mise en place.
Malgré l’aide financière du Fédéral, la réforme coûtera cher aux communes. D’autant plus qu’à côté du RIS, les demandes d’aides financières pour les factures énergétiques ou médicales par exemple risquent d’augmenter dans les ménages dont les revenus auront diminué.
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