Actuellement sur l'Ethias Tour de Wallonie pour l'équipe Color Code - Alu Center cycling Team, Jonathan Van der Schoot est un des hommes de l'ombre. Son objectif : s'assurer que les coureurs ne manquent de rien avant et après la course.
Un quotidien au service des coureurs
Pendant que les cyclistes se concentrent sur la course, Jonathan Van der Schoot s’active en coulisses. Assistant soigneur de la Team Color Code, il enchaîne les missions tout au long de la journée afin que les coureurs puissent se consacrer pleinement à leur performance.
Dès le départ de l’étape, le travail commence.
« Dès qu’ils sont partis, je range le camping-car et je pars directement vers l’arrivée pour tout préparer », explique-t-il. « Quand les coureurs arrivent, tout doit être prêt : les douches, les vêtements, la récupération. »
Une organisation minutieuse qui demande anticipation et réactivité.
S’adapter à chaque étape
Sur une course par étapes comme le Tour de Wallonie, aucune journée ne se ressemble réellement. La météo, le parcours ou encore les besoins des coureurs obligent les assistants à s’adapter en permanence.
« Aujourd’hui, avec la chaleur, on a préparé davantage de bidons et ajouté des glaçons pour garder les boissons fraîches », raconte Jonathan Van der Schoot. « Demain, ils annoncent de la pluie. Il faudra prévoir les vêtements adaptés et organiser les voitures différemment. »
Chaque détail compte afin que les coureurs puissent réagir rapidement aux conditions de course.
« Une personne à qui l’on peut se confier »
Pour les coureurs de l’équipe, le rôle d’un assistant ne se limite pas à la logistique. Il constitue également un soutien moral précieux avant et après les étapes.
« Ce sont des personnes super importantes », souligne William Graff. « Grâce à eux, on ne doit pas penser à tout ce qui se passe autour de la course. Jonathan apporte aussi une bonne ambiance. C’est un peu le pote de l’équipe. »
Même constat pour Lucas Jacques.
« Il nous conduit, nous apporte les bidons, s’occupe des massages et il garde toujours le sourire », explique le coureur. « On a vraiment besoin d’un assistant comme lui. »
Une journée loin d’être terminée après l’arrivée
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le travail ne s’arrête pas lorsque les coureurs franchissent la ligne d’arrivée.
Une fois de retour à l’hôtel, Jonathan Van der Schoot poursuit ses tâches : massages, préparation des bidons du lendemain, nettoyage des véhicules, gestion du matériel et vérification des stocks de nutrition.
« Après les massages, il faut encore préparer tout ce qui est nécessaire pour le lendemain », détaille-t-il. « Les glacières, les bidons, les véhicules… Il faut que tout soit prêt pour repartir. »
Des journées particulièrement longues qui se terminent souvent tard dans la soirée.
« Allez Tchoupi ! »
À force de partager le quotidien des coureurs, des liens forts se créent naturellement au sein du groupe. Et comme dans beaucoup d’équipes sportives, les surnoms font partie de la vie du collectif.
Celui de Jonathan ? « Tchoupi ».
« Il faut surtout lui crier "Allez Tchoupi !" quand on le voit sur le bord de la route », plaisante Lucas Jacques.
Un surnom qui amuse le principal intéressé.
« Je ne sais même plus vraiment qui a commencé », sourit Jonathan Van der Schoot. « Les coureurs sont aussi des amis. C’est resté et ça ne me dérange pas du tout. C’est bon enfant et on rigole tous ensemble. »
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