C'est à Ronquières que nous avons retrouvé, le week-end dernier, Marc Bouillon, l'organisateur de l'Echappée du Hainaut. Pendant 8 mois, l'EDH se déplace dans notre Province, et même au-delà parfois, et est ouvert à tous types de coureurs.
« Moi, ma philosophie, c’est surtout que tout le monde rentre en entier, qu’il n’y ait pas d’accident. Et puis voilà : que tout le monde s’amuse et soit content. »
Cette vision résume parfaitement l’esprit de L’Échappée du Hainaut, une course cycliste accessible à tous, organisée par l’ancien coureur professionnel Marc Bouillon. Chaque année, l’événement attire aussi bien des amateurs que des cyclistes expérimentés. Ici, pas de barrière :
« Monsieur et Madame tout le monde peuvent prendre le départ et découvrir les sensations de la compétition. Pour certains habitants du coin, c’est même une première immersion dans l’univers des courses cyclistes».
Mais le niveau n’en reste pas moins relevé. Il n’est pas rare d’y croiser d’anciens professionnels. C’est le cas de Jérôme Boni, vainqueur de cette édition. Après dix ans passés dans le peloton, puis cinq chez les élites sans contrat, il participait pour la première année à l’épreuve.
Sur un parcours exigeant, il raconte une course tactique : un groupe difficile à distancer, des tentatives d’attaque dans les dernières bosses et un sprint lancé de loin, finalement insuffisant face au retour du peloton.
« J’avais juste une vingtaine de mètres d’avance quand tout le monde est revenu »
Malgré la difficulté, l’événement séduit par son accessibilité. Même avec peu d’entraînement, certains coureurs trouvent leur place :
« À presque 40 ans, ce n’est pas facile face aux jeunes de 20 ans, mais avec un peu d’expérience et deux ou trois entraînements par semaine, ça fonctionne. »
Lors de cette 17ᵉ épreuve à Ronquières, 130 participants ont pris le départ. Le circuit de six kilomètres, comprenant un dénivelé total de 2 800 mètres, impose entre six et douze tours selon les catégories. Un tracé apprécié pour sa variété et son exigence.La course attire également de nombreux participants venus de Flandre. Certains parcourent la distance chaque week-end pour y prendre part.
« Les circuits sont vraiment beaux, pas toujours plats. Pour moi, c’est idéal, surtout en tant que grimpeur »,
confie un habitué.
Cette affluence s’explique aussi par les différences entre les régions :
« En Flandre, les parcours sont souvent plats. Ici, c’est plus varié, plus exigeant. Et puis venir courir en Wallonie, c’est un peu comme des vacances, pour moi et ma famille. »
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