Les derniers témoins de moralité ont été entendus ce jeudi 28 mai. La compagne actuelle de Paolo Falzone est longuement revenue sur leur relation et la naissance de leur enfant. Dès ce vendredi, les plaidoiries débuteront.
Ce jeudi 28 mai, les derniers témoins ont été entendus. Il s'agissait des témoins de moralité de Paolo Falzone (le conducteur de la BMW) et d'Antonino Falzone (le passager du véhicule).
Ce jeudi, les débats ont tourné en partie autour de la récente paternité du prévenu.
La compagne actuelle de Paolo Falzone est longuement revenue sur leur relation et la naissance de leur enfant. À plusieurs reprises, elle a insisté sur le fait que cette grossesse était un projet commun.
On le voulait tous les deux. Il n’y a pas eu de pression. J’avais 38 ans, je voulais fonder une famille. Lui aussi.
La jeune femme a expliqué avoir rencontré Paolo Falzone en 2024 via le réseau social Snapchat. Après plusieurs semaines de discussion, elle s’est rendue chez lui et leur relation a rapidement évolué. Elle a indiqué être tombée enceinte peu de temps après leur rencontre. Leur petit garçon est aujourd'hui âgé d'un peu plus d'un an.
Durant son audition, elle explique que Paolo Falzone s’investit énormément dans son rôle de père.
Il s’occupe du petit quasiment tout le temps . Pour le petit, je préfère un papa qui l’aime, qui l’a voulu, même si c’est derrière les barreaux. Le gamin a été voulu et il est aimé par son papa.
Le fils de Paolo Falzone ne porte pas le nom de son père
La présidente l’a interrogée sur plusieurs éléments liés à cette paternité. Elle lui a notamment demandé pourquoi l’enfant ne portait pas le nom de Paolo Falzone.
Cela m’a été fortement déconseillé dans le but de protéger le petit le plus longtemps possible. J’avais entamé les démarches. Il est prévu qu’il reconnaisse son fils dès que possible après le procès. Moi, j’aurais préféré avant. Pour moi, cela n’aurait rien changé. On n’a pas parlé de sa naissance plus tôt, exprès pour protéger mon fils.
Aujourd’hui, elle précise qu’elle est officiellement domiciliée chez lui.
Pourquoi pas avant ? Parce que la maison (qui est celle de sa grand-mère décédée) pouvait être vendue à tout moment. Lui non plus n’avait pas été domicilié là avant. On l’a fait en même temps récemment.
Me Discepoli, l'avocat de Paolo Falzone, lui a demandé la raison pour laquelle l’existence de l’enfant n’a été révélée publiquement que récemment, peu avant le procès.
Vous voyez bien la médiatisation de toute cette histoire. Même moi, je ne voulais pas qu’on sache que j’existe.
" C'est horrible, je le sais "
Cette paternité a toutefois suscité de nombreuses réactions du côté des avocats des parties civiles. Plusieurs d'entre eux ont questionné le timing de ces révélations.
Me D’Agristina est notamment intervenue pour rappeler qu’une des victimes, gravement blessée, ne pouvait plus border son fils le soir .
Une remarque à laquelle la compagne de Paolo Falzone a répondu ceci : « C’est horrible, je le sais. Mais Paolo le fait. »
Les proches des victimes ont également pris la parole. Grégory D’Andrea, frère de Frédéric D’Andrea, décédé lors du drame, s’est étonné de voir cet aspect familial arriver si tard sur la table.
D’anciennes compagnes ont également témoigné. Elles ont, pour la plupart, décrit l'accusé comme un homme possessif, parfois arrogant, fasciné par sa voiture et la vitesse. Certaines ont également évoqué des comportements menaçants ou des propos violents après leur séparation.
Une psychopraticienne entendue à la barre a estimé que la paternité représentait pour Paolo Falzone « un refuge émotionnel » et qu’elle témoignait « d’une prise de maturité assez notable ». Elle a également parlé d'une "détresse émotionnelle" chez l'accusé.
Me Gelay a fait un commentaire à ce sujet, rappelant qu’elle n’était pas psychiatre et qu’elle ne pouvait pas poser un diagnostic. Il rappelle que des psychologiques et psychiatriques ont étudié l'accusé et qu'ils ne faisaient pas fait état d’un trouble dissociatif et d’un choc post-traumatique.
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