Une habitante de la région montoise, connue pour des faits de maltraitance ainsi que pour avoir importé par camions entiers des Spitz d’Europe de l’Est, devrait récupérer deux chiens. Une situation qui révolte le directeur de la SPA La Louvière.
Ce mardi 3 juin, vers 14 heures, Igor, un chien souffrant d'une alopécie et Marika, une chienne de quatre ans non-stérilisée, devraient être restitués à leur propriétaire. Ils avaient été saisis en novembre dernier dans un élevage de la région de Mons, avec d'autres chiens, suite à des faits de maltraitance animale. Après avoir été saisis, Igor et Marika avaient été confiés à la SPA de La Louvière.
« Parmi les chiens saisis, il y avait Vodka dont la patte était emballée dans du ruban adhésif alors qu’elle présentait une fracture. Il y avait aussi un chiot, mort moins de 24 heures après la saisie, malgré des soins intensifs. Igor, le mâle que nous devons rendre, n'avait plus aucun poil sur la moitié du corps. Il souffre d'une importante alopécie et n'a pas été correctement soigné », déplore Gaëtan Sgualdino, directeur de la SPA de La Louvière.
Une éleveuse multirécidiviste
En plus des faits de violence qui lui sont reprochés, la propriétaire des deux chiens est également connue de la justice pour avoir importé par camions entiers des Spitz d’Europe de l’Est avant de les revendre à des particuliers.
Alors que l'enquête est toujours en cours, la chambre des mises en accusation a pris la décision de restituer Igor et Marika à leur ancienne propriétaire. Une décision complètement incompréhensible pour Gaëtan Sgualdino.
Igor et Marika ont été accueillis et soignés pendant plusieurs mois par nos équipes. C'est difficile de se consacrer à la revalidation d'un chien puis de devoir le rendre à la personne qui a été maltraitante. C’est insoutenable.
Les chiens saisis ont dû être achetés
Quant aux autres chiens saisis par l'Organe Central pour la Saisie et la Confiscation (OCSC), ils ont été mis en vente. Pour éviter qu'ils ne retournent chez leur ancienne propriétaire, la SPA de La Louvière, avec l'aide du refuge l'Arche de Noé, les a achetés.
Nous avons dû payer 350 euros par chien. On a payé alors que c'est normalement interdit. C'est la justice qui nous a contraint de le faire si on voulait les récupérer. C'est incompréhensible. Ça n'est jamais arrivé qu'un chien soit vendu au refuge après avoir été saisi.
Un avocat a été engagé par la SPA pour se constituer partie civile dans cette affaire. La restitution des deux chiens est prévue ce mardi 3 juin aux alentours de 14 heures. La SPA espère recevoir un soutien massif de la société.
Nous souhaitons interpeller le ministre wallon du Bien-être animal Adrien Dolimont et la ministre de la Justice Annelies Verlinden. On veut vraiment éviter cette issue. Notre job n'est pas d'être une fourrière mais bien de protéger les animaux et je trouve que la justice déconne totalement dans ce dossier.
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