Conséquence du contexte international, les commandes liées à la défense et l’armement sont en hausse. Les entreprises s’organisent afin de répondre à la demande.
Ce jeudi, les dirigeants des 7 plus importantes entreprises wallonnes du secteur ont rencontré le gouvernement régional pour coordonner leur action.
Après le déjeuner de travail, une conférence de presse façon « photo de famille ». Les dirigeants des plus importantes entreprises wallonnes du secteur de la défense entendent bien se coordonner pour répondre aux commandes en armes, munitions, matériel de cyber sécurité etc. qui sont en forte hausse vu le contexte géopolitique. Parmi eux, Arnaud Le Grelle, responsable «Affaires publiques » de l’entreprise seneffoise KNDS Belgium, l’ex Mécar.
On sait qu'il y a des échéances qui sont à nos portes et le but est effectivement d’échanger entre entreprises wallonne de la défense, d'une part, et le gouvernement wallon pour voir comment agir mieux, comment entraîner mieux les PME et essayer développer la partie recherche et développement jusqu'à la réalisation et la vente.
L’industrie de la défense en Belgique, c’est 2 milliards de chiffre d’affaire dont 1,8 en Wallonie. Et 4000 des 5000 emplois sont dans le sud du pays. Avec les sous-traitants, le secteur totalise 13.000 emplois directs et autant d’indirects. Et cela ne fera qu’augmenter, assurent le ministre-président Adrien Dolimont et le ministre de l’Industrie Pierre-Yves Jeholet, car il y a des opportunité d’investissement à capter. D’où la volonté de soutenir la recherche, la formation, l’innovation…
Effectivement, nous devons rester très alignés à un moment où les budgets -et on ne sait pas s'il faut s'en réjouir ou pas- devraient peu à peu se accroître. Et nous verrons si cette organisation nous permet d'entraîner mieux les entreprises wallonnes, les travailleurs wallons, dans une dynamique liée à la défense.
A Petit-Roeulx-lez-Nivelles, KNDS Belgium, l’ex Mecar, a lancé une ligne d’obus et 155 mm et de munitions de 30 mm pour l’Ukraine, c’est qui créera de l’emploi, assure Arnaud Le Grelle.
En effet, on est sur une tendance de recrutement importante. Nous recruterons encore dès le mois de janvier des effectifs supplémentaires pour soutenir notre développement, d'abord sous des contrats relativement flexibles, et puis en espérant pouvoir les transformer progressivement en CDI progressivement.
La difficulté est de trouver un personnel qualifié.
Alors tout dépend des métiers. Il y a des métiers pour lesquels l'on trouve du personnel et pour lesquels il existe des centres de formation qui sont, qui sont efficaces, qui nous permettent de trouver de la ressource. Il y a par contre des métiers pour lesquels il y a moins de soutien. Et là effectivement, on en revient au format ancien, c’est-à-dire du parrainage, de l'accompagnement dans la durée.
L’entreprise seneffoise emploie actuellement 350 personnes. Un chiffre qui ne fera qu’augmenter à condition d’obtenir des commandes dues au réarmement de l’Europe.
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