Les pompiers de Binche et de Soignies ont manifesté ce matin devant la caserne de Mons pour réclamer des avancées dans le dossier de la future caserne de Soignies. Plusieurs collègues de la zone sont venus soutenir leur mobilisation.
Une attente qui dure depuis des années
Pour les pompiers sonégiens, les promesses se sont multipliées sans véritable concrétisation.
« Apparemment, tout le monde est d'accord sur l'acquisition d'un terrain. En tout cas pour la caserne de Soignies, cela avait déjà été acté il y a longtemps. Maintenant, on attend du concret », explique Geoffrey Ansiaux, sapeur-pompier à la caserne de Soignies.
Selon lui, les investissements dans les bâtiments existants ont longtemps été reportés au motif qu'une nouvelle caserne devait voir le jour.
« Il y a plusieurs années déjà, les casernes étaient vétustes et on n'a pas voulu investir dedans sous prétexte que de nouvelles infrastructures allaient être construites. Aujourd'hui, on espère vraiment que le projet va avancer. »
Même incompréhension du côté de Régis Arquin, sergent à la caserne de Binche.
« Il y a quelques mois, nous avions rencontré le bourgmestre qui nous soutient pleinement et tout semblait sur les rails. Puis tout s'est compliqué. Nous sommes venus rappeler aux responsables politiques que nous sommes toujours là et que ce projet est important. »
Un accord trouvé pour l'acquisition du terrain
Lors du conseil de la Zone de secours Hainaut-Centre, l'achat du terrain destiné à accueillir la future caserne a fait l'objet de longues discussions.
Au terme des débats, un accord a finalement été trouvé.
« Les négociations ont été très longues, tant pour le terrain de Binche que pour celui de Soignies. Dans le cas de Binche, une procédure d'expropriation a également ralenti le dossier », explique Éric Thiébaut, président de la Zone de secours Hainaut-Centre. « Aujourd'hui, je pense que nous avons franchi une étape très importante. »
Un soulagement prudent
Pour les pompiers, cette décision constitue une avancée majeure après des années d'incertitude.
« Bien sûr que nous sommes soulagés », souligne Olivier Cornero, sapeur-pompier et représentant syndical CGSP. « Même si le projet figurait dans les budgets, nous n'étions pas certains ce matin encore que cette décision serait prise. Aujourd'hui, nous avons enfin le sentiment que les choses deviennent concrètes. »
Du côté de Geoffrey Ansiaux, l'espoir reste de mise.
« Depuis le passage en zone en 2015, nous avons entendu beaucoup de promesses. J'espère vraiment que ce projet va aboutir, surtout pour les générations futures de pompiers. »
De nombreuses étapes restent à franchir
Si l'acquisition du terrain marque une avancée importante pour le projet, le chantier est encore loin de débuter. Plusieurs procédures administratives devront encore être menées avant que la future caserne de Soignies ne sorte définitivement de terre.
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