C'est officiel, après 25 ans d'existence, le judo club d'Ecaussinnes va fermer ses portes début juillet. Et pour cause, des travaux qui vont intervenir dans leur salle d'entrainement. Le club est malheureusement obligé de cesser toutes ses activités.
Des émotions et la fin d'une ère
De la tristesse, de la colère mais aussi beaucoup d'incompréhension. Les judokas vivent leurs dernières semaines avant la fermeture définitive du club.
« La salle doit subir des travaux de rénovation assez conséquents, mais ce sont des travaux qui vont demander beaucoup d'argent. Donc financièrement, l'ASBL ne peut pas subvenir et la commune nous a déjà dit à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas énormément d'argent puisqu'on connaît le statut des communes et que ce n'est pas facile », explique Serge Tuyens, professeur de judo.
Une collaboration avec les autres clubs
Plusieurs solutions ont été envisagées afin d'assurer la pérennité du club, mais aucune n'a malheureusement pu aboutir.
« On a cherché dans toute la périphérie d'Écaussinnes, donc Naast, Mignault, Le Roeulx. Il y a quelques possibilités, mais soit il y a déjà un club, soit ça devient plus loin. Donc, dans les deux cas, c'est un peu embêtant. Par contre, il y a quelques pistes qui peuvent se dégager, mais dans le sens de collaborer avec d'autres clubs. Mais le club d'Écaussinnes, en tant que tel, va disparaître », rajoute Serge Tuyens, professeur de judo.
Un manque d'infrastructures
La disparition du club relance le débat sur le manque d'infrastructures sportives au sein de la commune.
« On est bien d'accord. Nous avons pris le pouvoir il y a maintenant un an et demi et c'est vrai qu'on se rend compte qu'il y a beaucoup de demandes de clubs de danse, de majorettes et on ne sait pas leur donner satisfaction », détaille Pierre Rompato, échevin des infrastructures sportives.
D'autres priorités
Parmi les priorités de la commune figurent notamment l'extension de la crèche Bel Air et la rénovation de l'église du Sacré-Cœur. Des projets qui repoussent les investissements consacrés aux infrastructures sportives.
« Au-delà d'être échevin des infrastructures sportives, je suis aussi échevin des finances. Et à un moment donné, il faut savoir trouver l'équilibre. C'est dommage que le sport arrive après, mais on a énormément de travail à faire dans nos écoles et de rénovations. Donc voilà », rajoute l'échevin des infrastructures sportives.
Beaucoup de tristesse auprès des jeunes judokas
L'annonce de cette fermeture a suscité beaucoup d'émotion auprès des jeunes judokas, contraints de tourner une page importante de leur parcours sportif.
« Je me suis senti mal, le judo c'est tout pour moi et lorsque j'ai appris la nouvelle, j'ai pleuré tellement ça m'a fait mal au cœur », explique Castiel Lognard, judoka au club d'Écaussinnes.
Même constat pour Thomas Feduniak
« Je me sens très triste, ma maman fait tout, elle parle aux échevins et à la commune mais on espère que ça va s'arranger. »
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