De son côté, l’Union des Classes Moyennes s’est exprimée sur ces 3 jours de grève générale ainsi que sur l’accord du gouvernement fédéral pour boucler le budget. Pour l’UCM, il y a du négatif et du positif à retirer.
Grève nationale : l’UCM dénonce une action « contre‑productive » pour l’économie belge
Alors que les syndicats misent sur trois jours de grève nationale pour faire pression sur le gouvernement, l’Union des Classes Moyennes (UCM) considère que cette stratégie risque surtout d’affaiblir l’économie du pays. Pour l’organisation, cette mobilisation prolongée « n’est pas la bonne méthode » et pourrait même produire l’effet inverse de celui recherché.
Une action jugée excessive et néfaste
« C'est de l'excès de zèle de la part des syndicats ces trois jours de grève. C'est même stérile sur le plan politique. Ce n'est pas ça qui va faire plier le gouvernement et c'est même sur le plan économique, contre‑productif. »
— Antonio Solimando, Responsable Communication, UCM
Selon l'UCM, un mouvement social d'une telle ampleur donne une mauvaise image de l'état de santé de l'économie belge à l'étranger, risque de décourager les investissements et peut freiner la croissance. Les petites et moyennes entreprises (PME) sont particulièrement vulnérables : difficultés de remplacement du personnel, ralentissement des activités et pertes de revenus figurent parmi les effets immédiats pointés par l'organisation.
Accord budgétaire : un soulagement
Malgré ses critiques sur la grève, l'UCM s'est dite soulagée par l'accord budgétaire annoncé par le gouvernement fédéral. Pour Antonio Solimando, parvenir à un compromis budgétaire est un « très gros point positif » car il ramène stabilité et prévisibilité, deux éléments essentiels pour les entreprises.
Parmi les mesures saluées : l'instauration d'une taxe sur les petits colis importés hors d'Europe, destinée à réduire la concurrence déloyale de certaines plateformes étrangères, et l'annonce d'un plan spécifique pour les PME visant à améliorer le statut des entrepreneurs et leur encadrement.
Des inquiétudes autour de la TVA
Si le saut partiel d'index devrait satisfaire une partie du patronat, l'UCM avertit que la hausse de la TVA dans certains secteurs pourrait peser lourdement sur les petits commerces. Restaurateurs, sandwicheries, traiteurs et autres acteurs de la restauration rapide pourraient voir leurs marges réduites ou être contraints d'augmenter leurs prix, au risque d'affecter leur compétitivité.
L'organisation confirme qu'elle suivra de près l'impact de ces mesures dans les prochains mois.
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